Les danses locales qui ont marqué l'industrie musicale ivoirienne

La Côte d'Ivoire est riche de plus de 60 ethnies. Et chaque ethnie a ses us et coutumes mais aussi ses arts. Certains artistes ont d'ailleurs mis en lumière la musique et les danses de leurs régions au point de les faire adopter par le pays entier. Découvrez ces danses locales qui ont débarqué dans l'industrie musicale ivoirienne.

Danseuse de Mapouka/Rovard
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Le Zoblazo est une danse portée par l'artiste Meiway de son vrai nom, Désiré Frédéric Ehui. Inspiré des rythmes folkloriques du sud de la Côte d'Ivoire, c'est la danse des mouchoirs. C'est en 1989 que cette danse et par ricochet ce style musical voit le jour. Et depuis 33 ans, ce style est au cœur de toutes les cérémonies. À l'entente de la mélodie du Zoblazo, jeunes et grands esquissent avec joie les pas de danse. L'exécution de la danse symbolise l'unité, la famille, une symbolique très présente chez les N'Zima dont est originaire Meiway.

Ernesto Djedje ou le Roi du Ziglibithy, né en 1947 à Daloa et mort en 1983 est le précurseur de cette danse. C'est à l'âge de 10 ans qu'il est initié au "Tohourou", un rythme traditionnel du terroir bété, dans l'ouest ivoirien qui signifie "raconte-moi l'histoire, apprends moi l'histoire". Le "Tohourou" sera d'ailleurs l'une des origines du Ziglibithy. Le Ziglibithy est à son tour l'une des bases du Zouglou en 1990, puis du Coupé-décalé en 2000.

Le Mapouka est originaire du sud de la Côte d'Ivoire, principalement chez les Avikam du groupe ethnique de la tribu Akan. La danse consiste à exécuter des déhanchés synchronisées. Elle a connu sa vulgarisation avec le groupe Nigui Saff, dans les années 80. Pourtant dans les années 90, à cause des différentes variantes (Mapouka serré, Mapouka dedja), considérées comme obscènes, elle fut interdite par le Conseil National de la Communication Audiovisuelle (CNCA).

Le Mapouka a une symbolique chez les Avikam. Lorsqu'un couple est en froid, la femme se pare de ses plus beaux ornements, se tient au milieu de la cour et se met à danser pour se réconcilier avec son mari. Une autre version affirme que le Mapouka n'est autre qu'une danse joyeuse accompagnée d'instruments de musique comme le Tam-tam que des femmes Avikam exécutent.

Le Matiko est une danse Kroumen. À l'origine, c'est une danse de réjouissance des femmes Kroumen qui s'exécute au clair de lune. Chantal Taïba, artiste chanteuse des années 90 est celle qui a modernisé la danse et l'a popularisé. Un style vestimentaire accompagnait même cette danse. Il s'agit d'une jupe dont les extrémités n'ont pas les mêmes dimensions. L'une est plus longue que l'autre.

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