Encore un féminicide à Abidjan: les féministes tirent la sonnette d'alarme

Selon un rapport de l’organisation des Citoyennes pour la promotion et défense des droits des enfants, femmes et minorités (CPDEFM), entre 2019 et 2020, sur 5 millions d’habitants à Abidjan, 416 féminicides ont été enregistrés. Pourtant, cette situation ne semble pas ébranler la société ivoirienne. Les féministes ne cessent de prévenir sur ce fléau existant mais sous-estimé. Après le drame d'Abobo, les féministes alertent encore.

Féminicide en Côte d'Ivoire/Inna Modja

Les faits se sont déroulés dans la commune d'Abobo, le 30 Août 2022 où un homme arrache la vie à sa femme. Il lui découpe ses organes génitaux dans l'objectif de commettre un crime rituel qui lui rapportera de l'argent. Selon l'un des jeunes témoins du quartier, c'est aux environs de 8h que cet homme, chauffeur de taxi a accompli sa forfaiture et ce, en présence de sa fillette. C'est elle d'ailleurs qui a alerté le voisinage. Il en ressort aussi des témoignages que la victime faisait déjà l'objet de violences de la part de son mari.

Ces organisations féministes n'ont cessé de sensibiliser sur la violence conjugale et sur la violence basée sur le genre. Cependant, en Côte d'Ivoire, il existe encore des femmes qui estiment qu'au nom d'un foyer, il faut tout accepter de la part de son conjoint, y compris la violence.

La phrase qui revient à chaque fois : "au premier coup, il faut partir. C'est le coup de trop". Si pour certaines, cette phrase a été la porte de départ, pour d'autres, c'est juste de la jalousie ou de l'incompréhension.

On se souvient encore de l'histoire de la dame qui à force d'être ruée de coups, est tombée du deuxième étage. Malgré les témoignages du voisinage sur le caractère violent de son mari, elle a décidé de ne pas porter plainte et a demandé sa libération.

Et en grande majorité, c'est de cette façon que les dénonciations du voisinage finissent, par conséquent, plus personne ne veut se mêler des histoires de foyer.

Aujourd'hui, des associations féministes comme la Ligue Ivoirienne des droits des femmes, le CPDEFM, Stop au chat noir… ne cessent de tirer la sonnette d'alarme sur les féminicides en Côte d'Ivoire. Pour avoir plus de résultats, il faut une réelle volonté politique qui jusqu'à présent, semble être limitée.

Féminicide* : le meurtre d’une ou plusieurs femmes ou filles pour la raison qu’elles sont des femmes.

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