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Le gahou, ou sôso froufrou : le beignet d’haricots incontournable du Ramadan

Un plat de Gahou avec ça pâte/Carineeating
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Pendant le Ramadan, plusieurs mets traditionnels font leur retour dans nos quartiers, si les beignets de mil, les célèbres "gnomi", attirent toujours les foules, un autre délice s'impose les beignets d’haricots, connus sous le nom de « gahou » ou « sôsô froufrou », occupent une place de choix. Très présents dans les rues et marchés de nos villes, ils deviennent presque incontournables à l’approche de la rupture du jeûne.

À la tombée du jour, l’odeur de l’huile chaude et des beignets dorés envahit les ruelles, attirant habitants, passants et fidèles de retour de la prière. Simples, accessibles et nourrissants, les gahou ne sont pas seulement un en-cas : ils incarnent à la fois une tradition culinaire, un moment de partage et une véritable activité économique qui s’intensifie durant le mois sacré.

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Qu’est-ce que le gahou ou beignets d'haricots ?

Le gahou est un beignet salé préparé à base d’haricot. Sa préparation suit un savoir-faire artisanal minutieux, transmis de mère en fille depuis des générations :

  • Trempage des haricots pour les ramollir

  • Décorticage et lavage pour retirer les peaux

  • Broyage afin d’obtenir une pâte lisse et homogène

  • Assaisonnement avec du sel, de l’oignon et parfois un peu de piment

  • Battage de la pâte pour incorporer de l’air et obtenir des beignets légers et moelleux

La pâte est ensuite façonnée en boules ou quenelles, puis plongée dans l’huile chaude jusqu’à ce que les beignets soient dorés et croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.
Comment il se consomme : le gahou peut être dégusté seul, accompagné d’une pâte de piment ou simplement d’une pâte assaisonnée. Il est souvent servi avec du jus local, de la bouillie ou du café léger, ce qui en fait un en-cas idéal pour rompre le jeûne.

Le gahou : un business prisé par les femmes

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La vente de gahou constitue un commerce très prisé durant le mois de Ramadan. Beaucoup de femmes investissent dans cette activité, à l’instar de celles qui vendent les beignets de mil (nyomi). Pour elles, c’est une source importante d’entrée d’argent et un moyen de soutenir leurs familles. Les vendeuses préparent, vendent et fidélisent leur clientèle, faisant de ce commerce un pilier économique dans de nombreux quartiers.

Convivialité et partage

Dans nos quartiers, la rupture du jeûne est un moment collectif. Les familles élargies, les voisins et les amis se retrouvent autour de plateaux simples mais généreux, et le gahou y occupe une place centrale.

Accessible, rassasiant et partagé, il accompagne les repas du soir. Certains habitants ne manquent jamais leur passage quotidien chez le vendeur du quartier, tandis que d’autres commandent en quantité pour nourrir une grande concession.

Au-delà de sa dimension alimentaire, le gahou participe à la cohésion sociale : il crée un point de rencontre, favorise les échanges et renforce la solidarité entre habitants

Les vertus nutritionnelles du gahou

À base d’haricot, le gahou possède des qualités nutritionnelles importantes, particulièrement adaptées au contexte du jeûne :

  • Protéines végétales : essentielles pour la reconstruction musculaire et pour se sentir rassasié après de longues heures sans nourriture.

  • Fibres alimentaires : favorisent une digestion progressive et évitent les pics glycémiques brusques.

  • Minéraux : fer, magnésium et potassium, utiles pour compenser les pertes liées au jeûne et maintenir l’énergie.

  • Autres nutriments : vitamines et antioxydants qui soutiennent la santé globale.

Bien que frit, le gahou reste un aliment dense en nutriments. Consommé avec modération et intégré dans un repas équilibré, il constitue un apport énergétique pertinent pour le jeûne.

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Au final, le gahou n’est pas qu’un simple beignet d’haricot. Dans nos quartiers, il fait partie du décor du Ramadan. Il rassemble, il nourrit, il fait vivre des familles. Chaque soir, autour d’un plateau partagé, il rappelle que le mois sacré est aussi un moment de solidarité et de proximité.

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