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Les emplois verts, de nouvelles opportunités pour un avenir durable

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Recycler les déchets, créer des emplois et protéger l’environnement : en Côte d’Ivoire, les emplois verts s’imposent comme une réponse concrète aux défis du chômage et de la pollution plastique. À travers des initiatives locales innovantes, l’économie verte ouvre la voie à de nouvelles opportunités durables pour les jeunes et les communautés.

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 C’est dans cette dynamique que s’inscrit le projet « S’investir Durablement Ensemble », une initiative de l’Union Européenne mise en œuvre par Eurocham Côte d’Ivoire, avec l’appui de l’Association Ivoirienne pour la Valorisation des Déchets Plastiques (AIVDP). Le projet soutient le développement de la filière de collecte, de tri et de valorisation des déchets plastiques, notamment à travers la mise en place de Centres de Tri et de Compactage (CTC) à Abobo et Cocody.

 Ces centres transforment les déchets plastiques en ressources économiques. À Abobo, plus de 400 tonnes de plastiques ont déjà été collectées, tandis qu’à Dokui, plus de 200 tonnes ont été valorisées. Au-delà de l’impact environnemental, ces activités ont permis la création d’emplois verts directs et indirects, impliquant des gestionnaires de centres, des pré-collecteurs, des acheteurs indépendants et de nombreux ménages. Les jeunes et les femmes y occupent une place centrale, renforçant l’inclusion sociale et économique au niveau local.

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 Les emplois verts offrent également un fort impact humain. Pour de nombreux acteurs de la filière, ces activités représentent une source de revenus stables, mais aussi une fierté : celle de contribuer concrètement à la lutte contre la pollution tout en améliorant leurs conditions de vie. Emmanuel, collecteur au CTC de l’Agora d’Abobo, témoigne : “Cette activité me soutra* particulièrement en fin de mois. Grâce à elle, je peux payer ma maison, prendre soin de moi et subvenir aux besoins de ma famille. C’est une opportunité qui me permet non seulement de protéger l’environnement, mais aussi de me sentir utile et vivant. Cela me donne un véritable sens de satisfaction et de fierté dans mon bara**.”

 Avec seulement cinq CTC opérationnels sur les cent nécessaires à l’échelle nationale, les perspectives de développement restent immenses. Le déploiement de nouveaux centres à travers le pays pourrait non seulement renforcer la lutte contre la pollution plastique, mais aussi générer des milliers d’emplois verts durables. Une preuve que l’économie verte constitue, plus que jamais, un investissement d’avenir pour la Côte d’Ivoire.
En Noussi, ‘Soutra’ signifie « qui me permet de gagner de l’argent » et ‘Bara’ veut dire « travail ».

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