3 princesses guerrières africaines qui vont vous inspirer

Chaka Zulu, Soundiata Keita, Béhanzin, vous les connaissez ? Dans la majorité des cas, oui. Les livres, les fables, les contes, les films en parlent. Mais parler des princesses guerrières africaines est encore chose peu populaire. Pourtant, elles ont, grâce à leur intelligence et ruses, protéger leurs royaumes et leurs sujets. Découvrez Amina de Zaria, Nzinga et Amanirenas, 3 princesses guerrières dont la vie vous inspirera.

Représentation de Amanirenas en photo/Youn's

Amina de Zaria est une princesse guerrière haoussa du royaume Zazzau qui a vécu au XVIe siècle. Pour la décrire, on la compare à un homme tant elle avait des capacités militaires incroyables. Elle commande une vaste armée qui conquiert de nombreux territoires et étend considérablement son royaume pendant 34 ans. Amina de Zaria a également crée des routes commerciales et aurait lancé la culture de la noix de kola sur le territoire qu'elle gouvernait.

Le deuxième sultan de Sokoto, Mohammed Bello, a écrit à son sujet dans son livre "Infaku'l Maisuri" (Les salaires des chanceux). Selon lui, Amina a été la première à introduire l'administration telle que nous la connaissons dans les sociétés haoussas. Elle a fait du royaume, un royaume prospère spécialisé dans le commerce de marchandises de cuir, de tissu, kola, sel, cheveux, métaux importés. Elle dirige une cavalerie d'environ 20 000 soldats.

La ville de Zaria, dans l'État de Kaduna, au Nigeria porte son nom. Aujourd'hui, divers lieux et institutions du nord du Nigeria portent le nom d'Amina. L'une d'entre elles est une école secondaire publique qui porte son nom dans l'État de Kaduna, le Queen Amina College. Il existe également des foyers féminins appelés Queen Amina Hall à l'université Ahmadu Bello, à Zaria et à l'université de Lagos. Le personnage de la série télévisée américaine "Xena : Princesse guerrière" aurait été inspiré par Amina.

Dans le dictionnaire, à côté du mot de résistant, il y a la photo de Nzinga, cette reine du royaume de Ndongo, l'actuel Angola. Elle est connue pour avoir résisté aux colons, portugais et néerlandais pendant 39 ans. C'était une négociatrice et une diplomate hors pair.

À ce propos, pendant le règne de son frère, elle a dirigé une ambassade afin de négocier un traité de paix avec le gouverneur du Portugal. Après la mort de son frère, le roi, elle prend le trône. Nzinga est une reine éduquée qui, en plus de parler sa langue maternelle, parle bien le portugais et à la pleine connaissance des coutumes et us portugais, véritable atout pour sa stratégie. Elle connaissait les enjeux religieux et commerciaux et s’en servait pour négocier avec les Portugais. Elle-même, baptisée en 1623, elle promit aux portugais la conversion des peuples du Ndongo et du Matamba au christianisme.

Son souvenir a inspiré de grandes figures de la résistance du parti Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), comme Deolinda Rodrigues, Iena Engracia ou encore Vastok Inga. Egalement dans la société angolaise, les femmes sont bien représentées dans l’armée, la police, au gouvernement, et dans les secteurs publics et privés. En 1975, à l’indépendance du pays, une statue a été érigée en son honneur à Luanda, comme symbole de la résistance et de la liberté.

C'est la plus ancienne des 3. Elle a régné de 27 à 22 avant notre ère. Amanirenas est candace (souveraine) du royaume de Koush. Situé au sud de l’Égypte, aujourd’hui au Soudan, le royaume de Koush naît de l’indépendance de la Nubie de l’Égypte antique. Le royaume connaît plusieurs candaces, des reines qui exercent un véritable pouvoir mais celle-ci est la plus connue en raison de sa force et de sa résistance.

On sait peu de choses sur elle, dont les inscriptions mentionnent qu'elle est née peut-être aux alentours de 60 ou 50 av. JC, au sein du royaume de Méroé. Amanirenas est décrite par l’historien grec Strabon comme féroce, avec un seul œil qu'elle perd à la bataille. La reine revient d'une campagne militaire avec la tête d’une statue en bronze de l’empereur Auguste, qu’elle fait enterrer sous les marches d’un temple à la victoire.

Ainsi, à chaque fois que quelqu’un entre ou sort, il piétine la tête de l’ennemi. La tête sera retrouvée à Méroé en 1912. Profitant de l'absence du préfet d'Egypte, elle attaque le pays détenu alors par les romains. S'en suit des batailles jusqu'à ce qu'un traité de paix, favorable au royaume de Koush, soit conclu en 21-20 av. JC. Ce traité a duré environ quatre siècles.

Des reines guerrières africaines, il en a existé plusieurs mais elles ne sont pas assez référencées ou documentées. Un travail de mémoire doit être fait.

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