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Séries ivoiriennes : Le nouveau champ de bataille des chaînes de télé

La bataille des series sur les chaînes de télévisions ivoiriennes
Longtemps reléguées au second plan derrière les productions étrangères, les séries ivoiriennes ont repris le pouvoir sur le petit écran. Entre les chaînes de télévision, la guerre des audiences ne se joue plus à coups de Novelas, mais à coups de productions "Made in Côte d'Ivoire
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Depuis quelques années, la fiction ivoirienne connaît un véritable tournant sur les chaînes de télévision du paysage médiatique ivoirien. Longtemps dominée par les productions étrangères, la télévision locale mise aujourd’hui sur des contenus nationaux, portés par des histoires ancrées dans les réalités sociales et culturelles du pays. Les chaînes rivalisent d’audace et de créativité, engageant une bataille assumée autour des séries locales, devenues de puissants leviers d’audience et de fidélisation du public.

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Des séries ivoiriennes qui captivent le public

Les chaînes ivoiriennes multiplient les productions originales et imposent progressivement des rendez-vous incontournables pour les téléspectateurs. Quelques exemples illustrent ce dynamisme :

  • NCI s’impose avec Castes, les amours interdites, une série qui mêle passion, traditions et tensions sociales, et qui s’est rapidement hissée au rang de programme phare grâce à son intrigue audacieuse et son fort ancrage culturel.

  • A+ Ivoire touche les cœurs avec Les Nounous, une fiction réaliste et émouvante qui met en lumière le quotidien des employés de maison, offrant une lecture humaine et sociale de réalités souvent invisibilisées.

  • Life TV mise sur Biama City, une série à la fois satirique et engagée, profondément enracinée dans les réalités urbaines ivoiriennes, et portée par des personnages représentatifs de la jeunesse contemporaine.

  • RTI 1, chaîne historique, continue de marquer les esprits avec La Coach, série primée à l’international, qui explore les dérives du coaching en ligne et les illusions du succès numérique à l’ère des réseaux sociaux.

Une concurrence stratégique entre les chaînes

Cette multiplication des séries locales s’accompagne d’une concurrence de plus en plus visible entre les diffuseurs. Souvent programmées sur des créneaux horaires similaires, notamment en prime time, ces fictions se livrent une bataille d’audience qui pousse chaque chaîne à affiner sa stratégie. Cette lutte, loin d’être négative, stimule la créativité, améliore les standards de production et place le téléspectateur au cœur de l’offre audiovisuelle.

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Un moteur pour le cinéma et l’audiovisuel ivoiriens

Au-delà de l’écran, cette dynamique constitue une opportunité majeure pour l’industrie audiovisuelle ivoirienne. Les séries locales favorisent la création d’emplois, la professionnalisation des équipes techniques et artistiques, ainsi que l’émergence de nouveaux talents. Le succès de certaines séries avec les saisons 1, suivies de saisons 2 très attendues comme la serie Charles Ornel ou les coups de la vie, témoigne de l’engouement du public et de la structuration progressive du secteur.

Conclusion : une bataille aux retombées durables

La bataille des séries sur les chaînes de télévision ivoiriennes apparaît aujourd’hui comme un combat gagnant-gagnant. Elle renforce les chaînes, dynamise le secteur audiovisuel et offre aux téléspectateurs des contenus dans lesquels ils se reconnaissent pleinement.

À terme, cette effervescence pourrait aller encore plus loin : attirer davantage d’investissements dans le cinéma ivoirien, structurer une véritable industrie de la série et permettre aux productions ivoiriennes de s’exporter à l’échelle africaine. Un nouveau chapitre s’ouvre, où la fiction ivoirienne pourrait bien devenir une référence sur le continent.

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