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Kanga Nianzè, le point de non-retour des esclaves en Côte d'Ivoire

L'esclavage ou la traite negrière pour mieux situer le contexte est une période historique que tous les pays africains commémorent selon leurs moyens. Au Sénégal, il y a l'ile de Gorée, au Benin, la place Singbodji... En Côte d'Ivoire, il a aussi existé une route de l'esclave. Les esclaves capturés depuis l'intérieur du pays et bien au-delà faisaient leur dernier stop à Kanga Nianzé avant de prendre l'embarcation jusqu'à Cap Lahou et de monter dans le bateau pour le voyage de non retour. Voici ce qu'il faut savoir sur ce lieu culte.

Les chefs traditionnels de Lahou et Kanga Nianzè et l'ambassadeur de France en Côte d'Ivoire

Au 19e siècle, le Cap-Lahou se tenait en tant que second port le plus important de la région, s'étendant du Libéria jusqu'à la frontière du Ghana. Il était le principal point de départ pour le transfert des esclaves vers l'outre-Atlantique. Cependant, avant d'entamer leur destin tragique, les esclaves devaient franchir une dernière étape cruciale : Kanga Nianzè, situé dans la région de Tiassalé, à environ une centaine de kilomètres d'Abidjan.

"Kanga Nianzè" est un nom originaire du baoulé. "Kanga" pour esclave et "Nianzè" évoque le vase. Ce village a acquis son nom après la colonisation. La renommée du village Kanga Nianzè est étroitement liée à la rivière Bodo.

Selon la légende, cette rivière posséderait des propriétés mystiques similaires à celles de l'arbre de l'oubli à Ouidah, au Bénin. La croyance populaire soutenait que la rivière Bodo pouvait effacer les souvenirs du passé de ceux qui s'y baignaient. Ainsi, les captifs en partance pour leur voyage ultime faisaient une halte à Kanga Nianzè pour le rituel du "bain de l'oubli" avant de poursuivre leur route vers Cap-Lahou.

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Pour certains historiens, il s'agissait plutôt de rendre propre les esclaves qui avaient marchés des kilomètres et étaient extenués sans trop attirés les regards. En effet, Tiassalé était une ville commerciale.

Dans le cadre du projet "Route des esclaves" soutenu par l'UNESCO, le village de Kanga Nianzè a été officiellement reconnu comme l'un des témoins de cette sombre période de l'histoire africaine. Depuis le 7 juillet 2016, une stèle a été érigée dans le village en hommage aux hommes et femmes courageux arrachés à leur continent.

Pour la journée internationale de l'abolition de l'esclavage qui s'est tenue le 2 décembre, l'école d'arts les pieds dans la mare en collaboration avec l'ambassade de France en Côte d'Ivoire ont organisé une immersion à Kanga Nianze et un débat sur la question de l'esclavage et la commémoration.

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