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Accès à l'INFAS : la direction dément toute admission par recommandation après les propos de la maire de San Pedro

Accès à l'INFAS : la direction dément toute admission par recommandation après les propos de la maire de San Pedro
Une phrase de trop, une polémique nationale. En quelques heures, une vidéo attribuée à la maire de San Pedro a suffi à faire vaciller l'image de l'un des instituts de santé les plus respectés du pays.
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Tout est parti d'une séquence vidéo largement partagée sur les réseaux sociaux ces derniers jours. On y voit et on y entend bel et bien la maire de San Pedro, Nakaridja Keïta épouse Cissé, tenir des propos pour le moins équivoques sur l'accès à l'Institut national de formation des agents de santé (INFAS).

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« Quand j'aurai l'INFAS, nos papas viendront me voir pour dire : ma fille, mettez nos enfants à l'INFAS… »

a-t-elle lancé, laissant entendre que l'admission dans cet institut public pourrait un jour dépendre d'un simple mot glissé à l'oreille de l'édile.

La phrase, sortie de son contexte ou non, a suffi à mettre le feu aux poudres. Dans une ville comme San Pedro, deuxième pôle économique du pays et bassin de milliers de jeunes candidats aux concours de la santé, l'idée qu'un poste à l'INFAS puisse se négocier par relation plutôt que par mérite a immédiatement provoqué l'indignation. Sur les réseaux, on a dénoncé un discrédit jeté sur le principe même de l'égalité des chances dans les concours de la fonction publique.

Pour de nombreux internautes, cette sortie vient confirmer ce que beaucoup de familles de candidats murmurent depuis longtemps sans oser le dire publiquement : l'existence de circuits parallèles, de filières relationnelles ou d'intermédiaires officieux qui permettraient à certains dossiers d'être favorisés en marge du concours officiel. Les propos de la maire, qu'ils aient visé l'INFAS ou un établissement privé partenaire, ont ainsi été reçus comme une validation, venant d'une élue elle-même passée par le secteur de la santé publique, de pratiques que l'institut affirme pourtant combattre

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Face à l'ampleur de la polémique, la direction de l'INFAS n'a pas tardé à réagir.

Dans un communiqué signé du Professeur Méliane N'Dhatz épouse Sanogo et daté de ce jeudi 9 juillet 2026, l'institut a tenu à « maintenir une parfaite clarté auprès de l'opinion publique ». Dans son premier paragraphe, le texte précise que ce sont « de récentes publications sur les réseaux sociaux » qui attribuent ces propos à la maire.

Le communiqué poursuit en ces termes:

Il apparaît évident que les déclarations de Madame le maire devraient faire allusion aux opportunités offertes par les instituts privés de formation dûment autorisés par l'État.

La direction affirme ainsi que les propos tenus concerneraient en réalité les instituts privés de formation, dûment autorisés par l'État, qui forment eux aussi des infirmiers, sages-femmes, techniciens biologistes et aides-soignants. Ces établissements partenaires, rappelle le communiqué, constituent une excellente voie d'insertion pour la jeunesse locale, mais ne se confondent en rien avec l'INFAS, établissement public national.

Vient ensuite le cœur du message, sans détour :

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La direction de l'INFAS saisit cette occasion pour réaffirmer que l'accès à l'institut s'effectue de manière unique à travers les concours officiels de la République.

Les évaluations, précise le texte, sont conçues pour garantir une stricte égalité des chances, sur la base de critères rigoureux, transparents et fondés exclusivement sur le mérite et l'excellence de chaque postulant.

L'INFAS a conclu son communiqué en réitérant sa gratitude aux populations pour leur confiance envers le système de formation sanitaire, tout en invitant les candidats à poursuivre sereinement leurs révisions.

Par ailleurs, Nakaridja Keïta épouse Cissé est elle-même une ancienne diplômée de l'INFAS. Elle avait intégré la fonction publique en 1996 en tant que sage-femme d'État, avant de gravir les échelons dans le secteur sanitaire du Bas-Sassandra, puis de se lancer dans la vie politique.

Au-delà du cas de San Pedro, l'épisode relance un débat récurrent en Côte d'Ivoire sur les conditions réelles d'accès aux concours de la fonction publique, en particulier dans le secteur de la santé où la demande de formation dépasse largement les places disponibles.
Le communiqué de l'INFAS, aussi ferme soit-il sur le principe du mérite, n'a pour l'instant pas suffi à dissiper les interrogations soulevées par les propos de la maire, qui continuent de circuler et d'alimenter les échanges sur les réseaux sociaux.

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