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Arrestation d’Élysée le Sniper en Côte d’Ivoire : quand de vieilles vidéos rattrapent un influenceur camerounais

Arrestation d’Élysée le Sniper en Côte d’Ivoire : quand de vieilles vidéos rattrapent un influenceur camerounais
Une vieille vidéo explosive où il traite la Côte d’Ivoire de “pays de merde” refait surface cinq ans plus tard et conduit l’influenceur camerounais Élysée le Sniper derrière les barreaux à Abidjan.
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L’influenceur camerounais Élysée T.N., plus connu sous le pseudonyme d’« Élysée le Sniper » (ou « Sneiper » selon certaines sources), a été interpellé à Abidjan après la réapparition sur les réseaux sociaux d’anciennes vidéos dans lesquelles il tenait des propos particulièrement virulents contre la Côte d’Ivoire et le président ivoirien Alassane Ouattara. L’affaire, qui suscite de vives réactions en Côte d’Ivoire comme au Cameroun, relance le débat sur les limites de la liberté d’expression des influenceurs et sur la responsabilité des personnalités publiques sur Internet.

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Des propos datant de plusieurs années

Au cœur de la polémique figurent des vidéos enregistrées en 2021, dans un contexte de tensions numériques entre internautes camerounais et ivoiriens. Dans ces séquences, Élysée le Sniper qualifie notamment la Côte d’Ivoire de « pays de merde » et s’en prend directement au chef de l’État ivoirien, qu’il décrit comme un président « nul », « néocolonial » et favorable aux intérêts français. Ces déclarations ont récemment refait surface et sont devenues virales sur les plateformes sociales.

Pour de nombreux internautes ivoiriens, ces propos dépassent le cadre d’un simple clash entre influenceurs et constituent une atteinte à l’image du pays ainsi qu’au respect dû aux institutions de la République.

Arrestation d’Élysée le Sniper en Côte d’Ivoire : quand de vieilles vidéos rattrapent un influenceur camerounais
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Une arrivée en Côte d’Ivoire qui tourne au cauchemar

Ironie du sort, l’influenceur ne se trouvait pas en Côte d’Ivoire pour des raisons polémiques. Selon plusieurs informations relayées en ligne, il participait à une campagne baptisée « L’Afrique supporte l’Afrique », liée à l’engouement autour de la Coupe du monde 2026. Son séjour s’est toutefois transformé en affaire judiciaire après la circulation massive des anciennes vidéos.

Son interpellation serait intervenue dans la nuit du 21 au 22 juin 2026 à Abidjan, alors que la polémique prenait de l’ampleur sur les réseaux sociaux.

Des excuses qui n’ont pas suffi

Avant son arrestation, Élysée le Sniper avait publié une vidéo d’excuses. Il y expliquait que les propos incriminés remontaient à plusieurs années et avaient été prononcés sous le coup de la colère lors d’échanges particulièrement tendus avec des internautes ivoiriens.

L’influenceur a tenté de faire valoir le contexte dans lequel les déclarations avaient été faites, affirmant qu’il ne nourrissait aucune hostilité envers le peuple ivoirien. Cependant, ces excuses n’ont manifestement pas suffi à calmer l’indignation d’une partie de l’opinion publique.

Quels risques judiciaires ?

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À l’heure actuelle, les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué officiellement sur les chefs d’accusation retenus contre l’influenceur ni sur les éventuelles poursuites engagées.

Toutefois, en droit ivoirien, plusieurs infractions peuvent être examinées lorsqu’il est question de propos jugés insultants envers les institutions de l’État, les autorités publiques ou la nation. Les magistrats devront notamment déterminer :

  • le caractère injurieux des propos ;

  • leur portée publique ;

  • leur impact sur l’ordre public ;

  • et la question de savoir si des excuses postérieures peuvent être considérées comme des circonstances atténuantes.

La procédure pourrait également soulever une question juridique intéressante : peut-on poursuivre en 2026 des propos tenus en 2021 et diffusés depuis l’étranger ? La réponse dépendra notamment des règles de prescription applicables et de l’interprétation retenue par les autorités judiciaires.

Entre liberté d’expression et respect des États

L’affaire divise déjà l’opinion. Certains estiment qu’un citoyen, même influenceur, doit pouvoir critiquer un gouvernement ou un président sans craindre une arrestation. D’autres considèrent qu’il existe une différence entre la critique politique et l’insulte répétée envers tout un pays et ses institutions.

Une chose est certaine : l’interpellation d’Élysée le Sniper rappelle que dans l’ère numérique, les paroles prononcées en ligne peuvent ressurgir des années plus tard et produire des effets inattendus.

En attendant une communication officielle de la justice ivoirienne, l’affaire continue d’alimenter les débats sur les réseaux sociaux entre défenseurs de la liberté d’expression et partisans d’une protection renforcée de l’honneur des États africains.

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