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Carburant en hausse en Côte d’Ivoire : le super à 875 FCFA et le gasoil à 700 FCFA dès mai 2026

Une station essence
La Côte d’Ivoire entre dans ce mois de mai 2026 avec une nouvelle augmentation des prix du carburant à la pompe. Super sans plomb, gasoil et pétrole lampant augmentent, tandis que le gaz butane reste inchangé, dans un contexte de hausse des prix internationaux de l’hydrogène liquide.
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Les prix des produits pétroliers bondissent à nouveau en Côte d’Ivoire pour la période du 1er au 31 mai 2026. Le super sans plomb et le gasoil s’affichent respectivement à 875 FCFA et 700 FCFA le litre, selon le tableau officiel publié par le ministère des Mines, du Pétrole et de l’Énergie. Cette hausse intervient après plusieurs mois où les autorités avaient maintenu les tarifs inchangés, notamment en avril, afin de limiter l’impact sur le pouvoir d’achat des ménages.

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Les nouveaux prix à la pompe

Des ce 1er mai 2026, les prix de détail des principaux produits pétroliers sont fixés comme suit :

  • Super sans plomb : passage de 820 FCFA à 875 FCFA le litre, soit une hausse de +55 FCFA.

  • Gasoil : de 675 FCFA à 700 FCFA le litre, soit une augmentation de +25 FCFA.

  • Pétrole lampant : de 705 FCFA à 745 FCFA le litre, soit +40 FCFA.

Par ailleurs, le gaz butane est maintenu aux mêmes tarifs :

  • Bouteille de 6 kg : 2 000 FCFA

  • Bouteille de 12,5 kg : 5 200 FCFA

  • Bouteille de 15 kg : 6 965 FCFA
    et ainsi de suite pour les volumes supérieurs (17,5 kg, 25 kg, 28 kg).

Ces nouveaux barèmes s’appliquent sur l’ensemble du territoire national, dans toutes les stations‑service et points de distribution autorisés.

Les raisons de cette hausse

Le ministère précise que les prix des produits pétroliers sont réajustés chaque mois en fonction des fluctuations des cours internationaux du pétrole et des coûts associés (importation, raffinage, transport, taxes). Les hausses récentes observées sur les marchés mondiaux, notamment celles du brut et des produits raffinés, pèsent directement sur le coût de la tonne à l’importation en Côte d’Ivoire.

Cette indexation automatique vise à éviter une distorsion entre les prix intérieurs et les coûts réels à l’importation, mais elle expose aussi davantage les consommateurs nationaux aux crispations géopolitiques et économiques qui agitent les marchés de l’énergie.

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Impact sur le transport et le coût de la vie

La hausse du super et du gasoil risque d’alourdir significativement le coût du transport de marchandises et de personnes. Dans un pays où le transport routier représente une part importante de la chaîne logistique, une augmentation de 55 FCFA sur le super et de 25 FCFA sur le gasoil peut se traduire par une indexation des tarifs de transport, déjà prévue par la loi du 5 janvier 2006 sur l’indexation carburant.

Les prix plus élevés à la pompe se répercuteront aussi sur le coût des denrées de base : fruits, légumes, céréales et produits manufacturés, dont le prix final intègre une part non négligeable de frais de transport. Pour les ménages, surtout les plus précaires, cette nouvelle hausse peut donc réduire leur pouvoir d’achat en obligeant à revoir leurs dépenses mensuelles pour l’essence, l’éclairage (pétrole lampant) et la consommation alimentaire.

Positionnement par rapport aux mois précédents

En avril 2026, le gouvernement avait maintenu les prix du super sans plomb à 820 FCFA et ceux du gasoil à 675 FCFA, espérant ainsi limiter la pression inflationniste sur le coût de la vie. Ce relèvement de mai rompt avec cette période de stabilité, signe que les ajustements « en ralentissant » ou en laissant courir la hausse ne suffisent plus à absorber les écarts avec les cours internationaux.

Les analystes soulignent que la Côte d’Ivoire, malgré son soutien budgétaire passé aux prix du carburant (subventions d’environ 120 milliards FCFA en 2022), continue de dépendre fortement des prix mondiaux, ce qui expose régulièrement le pays à des chocs tarifaires à la pompe.

Perspectives et attentes des ménages

Face à cette nouvelle hausse, les usagers s’interrogent sur la durée de ces tarifs et la possibilité d’un nouveau relèvement au cours des prochains mois. Les autorités insistent sur la nécessité de concilier la soutenabilité des finances publiques et la protection du pouvoir d’achat, mais sans garantir un gel prolongé des prix du carburant.

Les ménages, de leur côté, envisagent davantage de stratégies d’économie (consommation réduite de carburant, recours accru au transport en commun, limitation des déplacements) et appellent les pouvoirs publics à renforcer les filets de sécurité sociale pour amortir les effets de ces nouvelles hausses.

Cette nouvelle hausse des prix du carburant à la pompe risque de peser encore davantage sur le budget des ménages et le coût du transport en Côte d’Ivoire. À moins d’un retournement des cours internationaux ou d’une intervention ciblée des autorités, les Ivoiriens devront s’habituer à des prix plus élevés à la pompe dans les prochains mois.

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