Côte d’Ivoire : après son audition, quatre chefs d’accusation retenus contre Assalé Tiémoko
L’ancien député ivoirien et journaliste d’investigation Assalé Tiémoko Antoine, également président du mouvement politique ADCI (Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire), a été entendu ce mercredi 22 avril 2026 à la Préfecture de police d’Abidjan. À l’issue de son audition, quatre chefs d’accusation ont été officiellement notifiés à son encontre, selon un communiqué du mouvement politique.
Une audition tenue à la Préfecture de police
Conformément à la convocation du Procureur de la République, Assalé Tiémoko Antoine s’est présenté à 10 heures au Service des enquêtes générales de la Préfecture de police d’Abidjan, accompagné de ses avocats. Le mouvement ADCI précise qu’il a répondu à cette convocation dans le respect des dispositions de l’article 90 nouveau du Code de procédure pénale.
Le communiqué souligne que cette démarche illustre « le respect constant des institutions de la République » par son président.
Quatre chefs d’accusation notifiés
À l’issue de cette première phase d’audition, le Bureau Exécutif National de l’ADCI indique que les autorités ont notifié à Assalé Tiémoko Antoine les chefs d’accusation suivants :
Trouble à l’ordre public
Incitation à la révolte
Discrédit sur les institutions de la République
Diffusion de fausses nouvelles
Ces informations ont été rendues publiques dans un communiqué officiel du mouvement politique.
L’ADCI dénonce et annonce une défense légale
Dans sa réaction, l’ADCI affirme que son président, également présenté comme juriste et acteur politique, a toujours agi « dans le strict cadre de la légalité républicaine ». Le mouvement annonce que ces accusations seront « contestées par voie légale » avec l’assistance de ses avocats.
Le parti rejette toute interprétation politique de cette procédure judiciaire et appelle à éviter toute instrumentalisation de l’affaire.
Appel au calme et rappel de la présomption d’innocence
Le mouvement politique insiste sur le respect de la présomption d’innocence, rappelant que la notification de chefs d’accusation dans une procédure préliminaire « ne constitue ni une preuve de culpabilité, ni une condamnation ».
L’ADCI appelle ses militants, sympathisants et partenaires à rester calmes, mobilisés et attentifs aux prochaines communications du Bureau Exécutif National.
Une affaire suivie de près
Le mouvement assure qu’il reste en veille permanente sur l’évolution du dossier et promet de communiquer en temps utile. Selon les informations disponibles, aucune mesure de garde à vue n’aurait été prise à l’issue de l’audition.
Cette affaire intervient dans un climat politique déjà tendu autour de la figure d’Assalé Tiémoko Antoine, dont les récentes prises de position continuent de susciter de fortes réactions sur la scène nationale.