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Crise au Mali : Laurent Gbagbo condamne avec fermeté les attaques et exige une réponse africaine armée urgente face au terrorisme

l’ancien président ivoirien et président du PPA-CI, Laurent Gbagbo
Alors que le Mali est plongé dans une vague d’attaques coordonnées intense, l’ancien président ivoirien et président du PPA-CI, Laurent Gbagbo, monte au créneau et appelle à la création d’une force africaine de lutte contre le terrorisme.
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Alors que le Mali traverse l’une des plus graves crises sécuritaires de ces dernières années, l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo hausse le ton. Réagissant à la recrudescence des attaques terroristes et rebelles qui secouent le pays, le leader du PPA-CI appelle à la création immédiate d’une force africaine de lutte contre le terrorisme, placée sous commandement exclusivement africain.

Dans un communiqué publié le 27 avril 2026, le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) condamne fermement les récentes offensives au Mali et exprime sa solidarité au peuple malien, tout en plaidant pour une réponse continentale coordonnée face à la menace djihadiste grandissante au Sahel.

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Le Mali plongé dans une nouvelle spirale de violence

Image d'illustration

Depuis le 25 avril 2026, le Mali connaît une dégradation brutale de sa situation sécuritaire. Une vaste offensive coordonnée a été lancée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM/JNIM), affilié à Al-Qaïda, en alliance avec le Front de libération de l’Azawad (FLA).

Les assaillants ont mené des attaques simultanées contre plusieurs villes stratégiques :

  • Bamako (la capitale) et Kati (bastion militaire)

  • Kidal, reprise par les rebelles touaregs

  • Gao, Mopti, Sévaré et Bourem

Face à l’ampleur de la menace, les autorités de transition ont instauré un couvre-feu de 72 heures à Bamako et de 30 jours dans la région de Koulikoro, tout en renforçant massivement le dispositif militaire.

Malgré ces mesures, la situation reste extrêmement instable, avec des affrontements sporadiques et une insécurité persistante dans plusieurs zones du pays.

Le PPA-CI condamne des attaques “lâches et barbares”

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Dans son communiqué, Laurent Gbagbo et le PPA-CI condamnent :

avec la plus grande fermeté ces attaques terroristes lâches et barbares qui visent à déstabiliser le Mali, les pays du Sahel et toute la sous-région.

Le parti souligne que ces violences :

  • compromettent les efforts de paix ;

  • fragilisent les États de la sous-région ;

  • menacent durablement le développement économique et social du Sahel.

Le communiqué évoque également de lourdes pertes humaines et d’importants dégâts matériels, tout en adressant :

  • les condoléances aux familles des victimes,

  • le soutien aux blessés,

  • et la solidarité au peuple malien ainsi qu’aux autorités de transition.

Laurent Gbagbo réitère son appel à une force africaine anti-terroriste

Pour l’ancien chef de l’État ivoirien, la crise malienne démontre une fois de plus que les réponses nationales isolées ne suffisent plus face à une menace transfrontalière.

Laurent Gbagbo propose donc :

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la mise en place d’une Force africaine de lutte contre le terrorisme, sous commandement africain, dotée de moyens financiers, logistiques et opérationnels adéquats.

Selon lui, cette force devrait être :

  • financée par les États africains eux-mêmes ;

  • pilotée par un commandement militaire africain ;

  • conçue pour apporter une réponse souveraine, durable et efficace au terrorisme.

Pour le président du PPA-CI, la lutte contre l’insécurité au Sahel ne peut plus dépendre uniquement de dispositifs extérieurs ou de partenariats militaires étrangers.

“La sécurité du Sahel concerne toute l’Afrique”

Le PPA-CI insiste sur le caractère continental de la menace :

La déstabilisation d’un pays constitue toujours un risque pour tous les autres.

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Le parti estime que la sécurité du Sahel est désormais un enjeu stratégique majeur pour toute l’Afrique, notamment pour les pays côtiers ouest-africains comme :

  • la Côte d’Ivoire,

  • le Ghana,

  • le Togo,

  • le Bénin.

Dans cette logique, Laurent Gbagbo exhorte :

  • les États africains,

  • les organisations régionales,

  • et l’Union africaine

à accélérer les concertations en vue de bâtir un véritable mécanisme continental permanent de défense collective.

Un contexte marqué par l'AES et les suspensions institutionnelles

Il est important de souligner que cette crise frappe des pays qui ont profondément modifié leurs alliances régionales. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement quitté la CEDEAO pour se regrouper au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). En outre, ces trois nations sont actuellement suspendus des instances de l’Union Africaine (UA), ce qui complexifie la mise en œuvre d'une force panafricaine coordonnée telle que souhaitée par Laurent Gbagbo.

Une prise de position qui relance le débat sur la souveraineté sécuritaire africaine

À travers cette déclaration, Laurent Gbagbo remet au centre du débat la question de la souveraineté sécuritaire de l’Afrique face aux crises régionales.

Alors que le Mali vacille sous la pression conjointe des groupes djihadistes et rebelles, son appel à une force africaine de lutte contre le terrorisme résonne comme une invitation à repenser profondément l’architecture sécuritaire du continent.

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