La CAN Féminine 2026 reprogrammée : la CAF fixe de nouvelles dates pour la compétition au Maroc
Attribuée en octobre 2024 au Maroc, l’organisation de la Coupe d'Afrique des Nations féminine 2026 constitue un événement majeur pour le développement du football féminin sur le continent africain. Initialement programmée du 17 mars au 3 avril 2026, la compétition a finalement été reportée par la Confédération Africaine de Football (CAF).
Après des consultations avec la FIFA et plusieurs partenaires, l’instance dirigeante du football africain a annoncé que le tournoi se déroulera désormais du 25 juillet au 16 août 2026. L’objectif affiché est d’assurer les meilleures conditions pour le succès de cette grande compétition continentale.
Un tournoi élargi à 16 équipes
La 14ᵉ édition de la CAN féminine marquera une évolution importante dans le format de la compétition. Pour la première fois, 16 sélections nationales prendront part au tournoi, contre 12 lors de l’édition précédente.
Les équipes seront réparties en quatre groupes de quatre, avant les phases à élimination directe qui détermineront la nation championne d’Afrique.
Cette expansion du nombre de participants s’inscrit dans la stratégie de la CAF visant à renforcer la compétitivité et la visibilité du football féminin africain.
Le Maroc, pays hôte pour la troisième fois consécutive
Le Maroc accueillera la compétition pour la troisième fois consécutive, confirmant son rôle central dans l’organisation du football féminin africain.
La sélection nationale, l’Équipe du Maroc féminine de football, nourrit de grandes ambitions pour cette édition disputée à domicile. Les Lionnes de l’Atlas ont déjà atteint la finale à deux reprises et espèrent cette fois remporter leur premier titre continental devant leur public.
Le Nigeria, tenant du titre
L’édition précédente a été remportée par l’Équipe du Nigeria féminine de football, qui a confirmé son statut de nation dominante du football féminin africain.
Avec ce sacre obtenu en 2024, le Nigeria a porté son total à dix titres continentaux, consolidant sa position de sélection la plus titrée de l’histoire de la compétition.
Un enjeu mondial : la qualification pour la Coupe du monde 2027
Au-delà du trophée continental, la CAN féminine 2026 servira également de tournoi qualificatif pour la prochaine Coupe du monde.
Les équipes participantes se disputeront des places pour la Coupe du monde féminine de la FIFA 2027, qui se déroulera au Brésil. Le système de qualification prévoit :
quatre équipes africaines directement qualifiées,
deux autres équipes qui participeront au tournoi de qualification intercontinental.
Cette dimension internationale renforce l’importance stratégique de la compétition pour les sélections africaines.
Un report pour assurer le succès de la compétition
Dans un communiqué publié sur son site officiel, la CAF explique les raisons de ce changement de calendrier :
Après des discussions entre la CAF et ses partenaires, la FIFA et d’autres parties prenantes, la CAF a décidé de reprogrammer les dates de la TotalEnergies CAF WAFCON 2026, du 25 juillet au 16 août 2026, afin d’assurer le succès de cette importante compétition féminine, compte tenu de certaines circonstances imprévues.
Si l’instance n’a pas détaillé les raisons précises de ce changement, plusieurs observateurs évoquent des contraintes liées au calendrier international, à l’organisation logistique ou à la disponibilité des joueuses évoluant dans les grands championnats européens.
Ce report offre également davantage de temps pour finaliser les préparatifs et garantir une compétition à la hauteur des attentes.
Avec un format élargi à 16 équipes, un enjeu de qualification pour la Coupe du monde et une organisation confiée au Maroc pour la troisième fois consécutive, la CAN féminine 2026 s’annonce comme un rendez-vous majeur pour le football africain.
Désormais programmée du 25 juillet au 16 août 2026, la compétition devrait permettre de mettre en lumière les progrès du football féminin sur le continent et offrir une nouvelle vitrine internationale aux sélections africaines.
Reste désormais à voir si ce report contribuera effectivement à renforcer l’organisation et la visibilité de la compétition, dans un contexte où le football féminin africain connaît une croissance rapide et suscite un intérêt de plus en plus marqué.