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La Vitesse Noire » condamnée à 6 mois avec sursis, 1 million FCFA d’amende et 20 millions FCFA à verser à Wave

L’influenceuse ivoirienne La Vitesse Noire
La TikTokeuse ivoirienne « La Vitesse Noire » a été condamnée après ses accusations mensongères contre la fintech Wave. Reconnue coupable de diffamation, elle écope de 6 mois de prison avec sursis, 1 million FCFA d’amende, 20 millions FCFA de dommages et intérêts à la fintech, et l’obligation de publier une vidéo d’excuses.
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C’est la fin du bus pour l’influenceuse ivoirienne « La Vitesse Noire ». Très suivie sur TikTok, Nahounoun Esther Yohou Debora se retrouve aujourd’hui au cœur d’une affaire judiciaire qui secoue les réseaux sociaux ivoiriens. Après avoir affirmé dans une vidéo virale que la plateforme Wave lui avait retiré frauduleusement 200 000 FCFA, la jeune femme a finalement reconnu devant le tribunal que ses accusations n’étaient pas fondées.

Cette affaire, largement relayée sur internet, relance le débat sur la responsabilité des influenceurs et les conséquences judiciaires des accusations non vérifiées publiées sur les réseaux sociaux.

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Une vidéo virale à l’origine de la polémique

L’affaire débute après la diffusion d’une vidéo publiée par « La Vitesse Noire » sur ses réseaux sociaux. Dans cette séquence devenue virale, la TikTokeuse affirme qu’une somme de 200 000 FCFA aurait disparu de son compte Wave sans son autorisation.

Selon ses déclarations, elle aurait effectué un paiement de 2 100 FCFA à un livreur après un achat en ligne. Peu de temps après, elle aurait reçu une notification signalant un retrait de 200 000 FCFA depuis son compte mobile money.

Dans sa vidéo, elle met alors en garde ses abonnés avec cette phrase devenue virale :

Vous qui mettez votre argent sur Wave là, ne mettez pas plus de 30 000 FCFA sur Wave.

Ces propos provoquent rapidement de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes accusant la plateforme de manque de sécurité.

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L’intervention de la PLCC et l’absence de preuves

L’influenceuse ivoirienne La Vitesse Noire

Face à l’ampleur de la polémique, la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) convoque l’influenceuse par une plainte déposé par Wave, afin qu’elle fournisse les preuves de ses accusations.

Mais lors de son audition, « La Vitesse Noire » ne parvient pas à présenter d’éléments concrets permettant de confirmer ses affirmations. Les investigations menées n’ont révélé ni retrait correspondant au montant évoqué, ni trace d’appel au service client, ni opération de remboursement pouvant justifier ses déclarations publiques.

Après son audition, la TikTokeuse est placée sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan dans l’attente de son procès.

Le verdict du tribunal d’Abidjan-Plateau

Le vendredi 22 mai 2026, le tribunal d’Abidjan-Plateau rend son verdict dans cette affaire très suivie par l’opinion publique.

Nahounoun Esther Yohou Debora est reconnue coupable de diffamation par le biais d’un système d’information. Le tribunal la condamne à :

  • 6 mois d’emprisonnement avec sursis ;

  • 1 million FCFA d’amende ;

  • 20 millions FCFA de dommages et intérêts à verser à Wave Côte d’Ivoire ;

  • la diffusion obligatoire d’une vidéo rectificative et d’excuses sur ses réseaux sociaux.

Cette décision judiciaire vise également à réparer le préjudice d’image subi par l’entreprise après la diffusion des accusations.

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Des excuses en larmes devant le tribunal

Selon certains médias au cours de l’audience, la jeune influenceuse finit par reconnaître les faits qui lui sont reprochés. Sous le poids de l’émotion, elle demande pardon en pleurs devant le tribunal après la plaidoirie de son avocate.

Elle reconnaît avoir porté de fausses accusations contre Wave et sollicite la clémence de la justice. Malgré ses excuses, le tribunal estime que les accusations relayées publiquement sans preuves ont porté atteinte à la réputation de l’entreprise.

Une affaire qui relance le débat sur les influenceurs

L’influenceuse ivoirienne La Vitesse Noire

Cette affaire remet au centre des discussions la responsabilité des influenceurs et créateurs de contenus en Côte d’Ivoire. Avec la montée en puissance des réseaux sociaux, plusieurs personnalités du web sont désormais confrontées aux conséquences judiciaires de leurs publications.

Les autorités rappellent régulièrement que les réseaux sociaux ne constituent pas une zone de non-droit et que toute diffusion de fausses informations, de diffamation ou de contenus portant atteinte à une personne ou à une entreprise peut entraîner des poursuites pénales.

L’affaire « La Vitesse Noire » devient ainsi un exemple marquant des risques encourus par les influenceurs lorsqu’ils publient des accusations non vérifiées devant des milliers d’abonnés.

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En reconnaissant ses torts devant la justice, « La Vitesse Noire » voit sa carrière d’influenceuse sérieusement fragilisée. Entre condamnation judiciaire, lourdes sanctions financières et obligation de publier une vidéo d’excuses, cette affaire restera comme l’un des dossiers les plus médiatisés de la sphère TikTok ivoirienne en 2026.

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