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Voici le classement des 10 pays africains qui ont attiré le plus d'investissements étrangers en 2025

Voici le classement des 10 pays africains qui ont attiré le plus d'investissements étrangers en 2025
Le dernier rapport de la CNUCED dresse la carte des pays qui ont attiré le plus de capitaux étrangers en Afrique en 2025. Mines, gaz, tourisme : les grands projets dessinent un classement où la Côte d'Ivoire tient son rang.
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L'argent des investisseurs étrangers continue d'affluer vers l'Afrique, mais il ne va pas partout. Il se concentre sur une poignée de pays qui disposent de grands gisements, de mégaprojets ou d'une industrie en pleine montée en puissance. C'est ce que révèle le Rapport sur l'investissement dans le monde 2026 de l'ONU Commerce et Développement (CNUCED), dont le classement des dix premières destinations africaines refait le tour des réseaux sociaux.

Le document, publié le 7 juillet 2026, confirme une recomposition des flux d'investissement direct étranger (IDE) vers l'Afrique : les volumes baissent, mais les projets se multiplient. Et dans ce nouveau paysage, quelques pays tirent clairement leur épingle du jeu.

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Une Afrique qui recule dans un monde qui avance

Le contexte d'abord. Au niveau mondial, les flux d'IDE ont progressé de 6 % en 2025, atteignant 1 600 milliards de dollars. L'Afrique, elle, a pris le chemin inverse : ses IDE ont reculé de 26 % pour s'établir à 70 milliards de dollars, soit à peine 4,4 % du total mondial.

Ce chiffre doit pourtant être lu avec précaution. La chute s'explique largement par un effet de comparaison : 2024 avait été gonflée par un mégaprojet égyptien hors norme. Les 70 milliards de 2025 représentent malgré tout le troisième niveau le plus élevé enregistré par le continent depuis 1990, et restent supérieurs d'environ un tiers à la moyenne de la période 2010‑2024. Mieux, une fois les pics ponctuels mis de côté (l'Afrique du Sud en 2021, l'Égypte en 2024), la CNUCED estime que le continent signe sa meilleure performance de fond depuis des décennies.

Égypte : une chute vertigineuse, mais toujours numéro un

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Sur la première marche, sans surprise, l'Égypte. Le pays a capté 15,45 milliards de dollars en 2025, loin devant tous ses concurrents africains. Un chiffre impressionnant, mais qui cache un sérieux coup de frein : les flux ont reculé de 67 % par rapport à 2024, une année dopée par le mégaprojet immobilier de Ras El-Hekma.

Le Caire reste en tête grâce à d'autres chantiers géants. Le projet touristique et urbain d'Alam El-Roum, porté par Qatar Diar et estimé à 29,7 milliards de dollars au total, a drainé à lui seul 3,5 milliards de dollars l'an dernier.

Guinée : l'effet Simandou propulse Conakry au deuxième rang

La vraie sensation du classement vient d'Afrique de l'Ouest. La Guinée se hisse à la deuxième place continentale avec environ 7,8 milliards de dollars d'IDE. En une seule année, les flux vers le pays ont été multipliés par plus de cinq, passant de 1,4 milliard de dollars en 2024 à 7,8 milliards en 2025, soit une progression de plus de 450 %.

Le moteur de cette envolée est connu : les mines. La hausse est tirée par les investissements liés au gisement de fer de Simandou, entré en production fin 2025, en plus de la bauxite dont le pays détient d'immenses réserves. Résultat, la Guinée devient la première destination des IDE en Afrique de l'Ouest.

Mozambique et Nigeria : les hydrocarbures à la manœuvre

Le podium est complété par le Mozambique, avec environ 5,69 milliards de dollars. Les investissements y sont portés par le gaz naturel liquéfié (GNL), un secteur qui fait du pays d'Afrique australe un aimant à capitaux. Le Mozambique domine d'ailleurs largement sa sous-région, devant l'Afrique du Sud, la Namibie, la Zambie et l'Angola.

Juste derrière, le Nigeria décroche la quatrième place avec 4 milliards de dollars, soit une hausse de 150 % par rapport à 2024. Là encore, c'est le secteur des hydrocarbures qui attire les investisseurs, avec un projet majeur évalué à près de 2 milliards de dollars.

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Éthiopie, Ouganda, Maroc, Kenya : un peloton serré

Derrière le quatuor de tête, quatre pays se tiennent dans un mouchoir de poche, entre 3,2 et 3,8 milliards de dollars.

L'Éthiopie (environ 3,8 milliards) reste attractive malgré un léger recul, notamment parce qu'elle bénéficie des investissements du groupe Dangote dans les engrais. L'Ouganda (environ 3,36 milliards) progresse légèrement, porté par le pétrole et le raffinage.

Le Maroc (environ 3,34 milliards) signe l'une des belles dynamiques du classement : une hausse de 91 %, tirée par l'extension de l'usine Stellantis à Kénitra. Le Royaume confirme ainsi son statut de plateforme automobile du continent. Le Kenya (3,2 milliards) complète ce groupe avec une progression de près de 38 %, grâce à l'énergie, l'agriculture et les minerais.

La Côte d'Ivoire, seul représentant de la zone franc

À la neuvième place, la Côte d'Ivoire. Selon les tableaux tirés du rapport et repris par plusieurs médias économiques, le pays a attiré environ 2,03 milliards de dollars d'IDE en 2025, principalement dans les minerais. Un résultat qui fait d'Abidjan le seul pays de la zone franc CFA présent dans ce top 10.

Ce classement vient s'ajouter à d'autres signaux positifs. Selon le Cepici, 154 projets ont été agréés en 2025 contre 146 un an plus tôt, avec des intentions d'investissement de 5 108 milliards de FCFA. Du côté des agences de notation, Moody's maintient le pays à Ba3 avec perspective positive, Fitch à BB avec perspective stable. Et la carte des investisseurs se redessine : Singapour s'est hissé parmi les trois premiers pays investisseurs en Côte d'Ivoire sur la période 2024-2025.

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Reste un défi de taille pour Abidjan : face à la Guinée voisine, dopée par Simandou, la Côte d'Ivoire devra trouver de nouveaux relais pour grimper dans ce classement, alors que ses ressources minières et pétrolières commencent tout juste à monter en régime.

Le Ghana ferme la marche

Dixième du classement, le Ghana affiche environ 1,91 milliard de dollars, en légère hausse de près de 8 %, grâce aux hydrocarbures et aux minerais. Grand absent du top 10, l'Afrique du Sud, qui a même enregistré un flux négatif, lié à des mouvements financiers intragroupes plutôt qu'à un véritable désinvestissement.

Des capitaux plus sélectifs, un défi plus exigeant

Le constat de la CNUCED est clair : les investissements sont désormais plus concentrés, plus sélectifs et davantage tournés vers des secteurs gourmands en capitaux et en technologies avancées. Autrement dit, les pays qui attirent l'argent sont ceux qui ont quelque chose de lourd à proposer : un gisement, une usine, un corridor gazier.

Mais attirer des milliards ne suffit pas. Pour l'agence onusienne, l'enjeu est désormais de transformer ces flux en développement durable, en renforçant le contenu local, l'intégration des PME dans les chaînes de valeur, les compétences, le transfert de technologies et la création d'emplois qualifiés.

Car derrière les chiffres, la vraie question reste la même pour tous les pays du classement, de l'Égypte au Ghana : combien de ces milliards se traduiront-ils en usines, en emplois et en richesse pour les populations ?

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