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Assalé Tiémoko refoulé à l’aéroport : l’ADCI dénonce une humiliation politique

Assalé Tiémoko Antoine
Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour une tournée politique en Amérique du Nord, Assalé Tiémoko a été stoppé à l’aéroport d’Abidjan sur instruction du procureur, selon son parti l’ADCI.
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Une interdiction de voyager qui crée la polémique

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La soirée du lundi 11 mai 2026 a marqué un nouveau tournant dans les tensions entourant Assalé Tiémoko Antoine. Le président du mouvement politique ADCI (Aujourd’hui et Demain la Côte d’Ivoire) a été empêché d’embarquer à l’aéroport international Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan alors qu’il devait se rendre au Canada dans le cadre d’une tournée politique en Amérique du Nord.

L’information a été rendue publique à travers un communiqué du Bureau exécutif national de l’ADCI, signé par son secrétaire exécutif Roger Youan. Selon le mouvement politique, cette tournée devait permettre la mobilisation de la diaspora ivoirienne ainsi que l’installation de nouvelles bases du parti au Canada et dans plusieurs villes nord-américaines.

D’après le communiqué, le voyage était prévu du 12 au 26 mai 2026, avec un retour à Abidjan programmé pour le 27 mai.

Une intervention de dernière minute à l’aéroport

Selon la version présentée par l’ADCI, Assalé Tiémoko Antoine avait effectué normalement toutes les formalités de départ à l’aéroport. Aucun agent ne lui aurait signalé une quelconque restriction de voyage durant les contrôles administratifs et policiers.

Mais à une vingtaine de minutes de l’embarquement, un officier de police se serait approché de lui pour lui demander de le suivre au bureau du commissaire de l’aéroport.

Toujours selon l’ADCI, le commissaire lui aurait alors indiqué agir sur instruction du procureur de la République, qui demandait qu’il soit informé que « il ne peut pas voyager ».

Le communiqué précise qu’aucune notification écrite ne lui aurait été remise. L’homme politique aurait tenté à plusieurs reprises de joindre le procureur sans succès avant d’attendre dans les locaux de la police jusqu’au départ de l’avion à 21h10. Il serait ensuite rentré librement à son domicile.

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Un contexte judiciaire déjà tendu depuis avril 2026

Cette affaire intervient alors qu’Assalé Tiémoko Antoine fait déjà l’objet d’une procédure judiciaire ouverte après sa convocation puis sa garde à vue en avril 2026 pour plusieurs accusations liées notamment au trouble à l’ordre public et à la diffusion de fausses nouvelles. L’ADCI affirme toutefois qu’aucune inculpation ni restriction officielle de mouvement ne lui avait été notifiée depuis sa remise en liberté.

L’ADCI dénonce une « humiliation »

Dans son communiqué, l’ADCI dit « s’étonner » de la manière dont les événements se sont déroulés.

Le mouvement estime qu’une éventuelle mesure restrictive visant un citoyen « a fortiori un élu de la Nation » devrait être formellement notifiée dans le respect des procédures judiciaires et de la dignité humaine.

Le parti parle également d’un sentiment de « piège destiné à l’humilier ».

L’ADCI insiste par ailleurs sur le fait que cette tournée internationale avait été annoncée publiquement dès mars 2026 lors d’un séminaire organisé à Nantes, en France, ce qui démontrerait selon lui l’absence de volonté de fuite ou de soustraction à la justice.

Le mouvement a appelé ses militants au calme et à la sérénité, promettant de communiquer ultérieurement sur les suites de l’affaire.

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Silence du parquet et interrogations juridiques

À ce stade, aucune déclaration officielle détaillée du parquet ivoirien n’a été publiée pour expliquer les fondements exacts de cette interdiction de voyager.

Plusieurs questions demeurent donc sans réponse :

  • une interdiction de sortie du territoire a-t-elle effectivement été prononcée ?

  • si oui, à quelle date ?

  • cette mesure relève-t-elle d’une décision judiciaire ou administrative ?

  • pourquoi aucune notification écrite n’aurait-elle été remise à l’intéressé ?

Cette absence de clarification alimente les spéculations et nourrit le débat politique autour du traitement réservé à certaines figures critiques du paysage politique ivoirien.

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