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Koumassi Campement : le Procureur ouvre une enquête et ordonne l'interpellation d'Alloui Brou Jacques après les démolitions controversées

Koumassi campement détruite
Le Procureur de la République ouvre une enquête après les démolitions controversées de Koumassi Campement et la mise en cause d’Alloui Brou Jacques.
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Plus d'une semaine après les spectaculaires démolitions survenues au quartier Campement, dans la commune de Koumassi, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d'Abidjan est finalement sorti de son silence. Dans un communiqué publié le 10 juin 2026, le parquet affirme que la décision de justice invoquée par Alloui Brou Jacques ne lui donnait aucunement le droit de procéder à la destruction des habitations du site. Le Procureur annonce en outre l'ouverture d'une enquête et la recherche active de l'intéressé, qui demeure introuvable à ce jour.

Ce communiqué, largement relayé sur les réseaux sociaux, a suscité de nombreuses réactions parmi les internautes. Beaucoup y voient un tournant majeur dans une affaire qui, depuis plusieurs jours, alimente l'actualité et soulève de nombreuses interrogations sur les conditions dans lesquelles ce déguerpissement a été exécuté.

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Un réveil brutal pour les habitants de Campement

Pour rappel, le 3 juin dernier, plusieurs dizaines de constructions ont été démolies dans le quartier Campement à Koumassi. Des engins ont investi les lieux dès les premières heures de la journée, provoquant la stupeur des habitants.

Dans plusieurs vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, des riverains affirmaient avoir été pris de court. Certains expliquaient avoir quitté leur domicile le matin pour découvrir quelques heures plus tard leurs maisons détruites ou en cours de démolition. D'autres soutenaient n'avoir reçu aucune notification officielle annonçant une telle opération.

Au milieu des gravats et des biens récupérés à la hâte, de nombreuses familles se sont retrouvées sans logement. Plusieurs occupants du site affirmaient pourtant détenir des documents administratifs, notamment des Arrêtés de Concession Définitive (ACD), renforçant ainsi l'incompréhension autour de cette opération.

Mairie, gouvernement : personne ne semblait assumer l'opération

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Au lendemain des démolitions, de nombreuses interrogations ont émergé quant à l'identité du véritable donneur d'ordre.

Des habitants indiquaient s'être rendus à la mairie de Koumassi pour obtenir des explications. Selon leurs témoignages, il leur aurait été répondu que cette opération ne relevait pas de la compétence de la municipalité.

D'autres démarches auraient ensuite été entreprises auprès des services de l'État. Là encore, selon plusieurs victimes, les autorités gouvernementales auraient affirmé ne pas être à l'origine de cette opération de déguerpissement.

Cette situation a alimenté un véritable flou autour du dossier. Pendant plusieurs jours, de nombreux observateurs se demandaient qui avait effectivement ordonné ces destructions et sur quelle base juridique elles avaient été réalisées.

Alloui Brou Jacques revendique l'opération

C'est dans ce contexte qu'Alloui Brou Jacques est finalement sorti de son silence à travers une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux.

Dans cette intervention, il revendique clairement être à l'origine du déguerpissement. Il affirme que le terrain lui appartient et explique avoir obtenu depuis plusieurs années différentes autorisations administratives liées à l'exploitation et au remblayage du site. Selon lui, les occupants étaient informés depuis longtemps qu'ils devraient quitter les lieux et il soutient avoir agi dans le cadre de droits légalement acquis.

L'homme assure également avoir obtenu gain de cause devant la justice et estime que les critiques formulées contre lui reposent sur une mauvaise compréhension du dossier.

Ces déclarations ont toutefois été vivement contestées par plusieurs habitants, qui maintiennent ne pas avoir été correctement informés et continuent de dénoncer les conditions dans lesquelles les démolitions ont été effectuées.

La justice contredit la version d'Alloui Brou Jacques

Pour le Procureur de la République, les faits constatés sont particulièrement graves.

Le communiqué indique que les démolitions opérées sont susceptibles de constituer plusieurs infractions pénales, notamment des troubles à l'ordre public, des voies de fait ainsi que des destructions volontaires du bien d'autrui.

Ces faits sont prévus et punis par plusieurs dispositions du Code pénal ivoirien, notamment les articles 179, 190, 382, 485 et 486.

Face à ces éléments, le parquet a ordonné l'ouverture d'une enquête afin d'établir toutes les responsabilités et de déterminer les circonstances exactes dans lesquelles les destructions ont été réalisées.

Alloui Brou Jacques activement recherché

L'un des points marquants du communiqué concerne la situation actuelle d'Alloui Brou Jacques.

Le Procureur de la République indique avoir instruit ses services à l'effet de le rechercher activement et de procéder à son interpellation. Selon le parquet, l'homme demeure introuvable à ce jour.

Cette annonce a provoqué de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux où plusieurs internautes s'interrogent désormais sur les suites judiciaires de cette affaire.

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« Toute la lumière sera faite »

Le communiqué du procureur de la république de Côte d'Ivoire

De son communiqué, le Procureur de la République a tenu à rassurer l'opinion publique.

Le parquet affirme que toute la lumière sera faite sur les événements survenus à Koumassi Campement et que les auteurs des actes incriminés répondront de leurs actes devant la justice.

Après plusieurs jours de confusion, de versions contradictoires et de nombreuses interrogations, l'enquête annoncée par le parquet apparaît désormais comme une étape décisive pour faire la lumière sur l'un des déguerpissements les plus controversés de ces derniers mois en Côte d'Ivoire.

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