Publicité

Nigéria: Burna Boy boycotté par les DJ nigérians après une altercation avec DJ Tunez

Le chanteur Nigérien Burna Boy
Coup de tonnerre à Lagos : après une altercation physique à l'Obi's House, le géant de l'Afrobeats Burna Boy voit sa musique bannie par les DJ nigérians.
Publicité

La scène Afrobeats nigériane traverse une zone de turbulences depuis le début de la semaine. En cause : une altercation physique entre Burna Boy et DJ Tunez survenue dans la nuit du 7 au 8 avril 2026 à Lagos, qui a conduit à une décision rare et symbolique le boycott temporaire de la musique de la star par l’Association des DJ nigérians (NDJ).

Publicité

Une altercation au cœur de la nuit à Lagos

Burna Boy’s et DJ Tunez

L’incident s’est produit lors d’un événement privé très en vue, organisé dans la résidence du promoteur Obi Cubana, à l’occasion de la soirée hebdomadaire « Obi’s House », connue pour rassembler artistes, DJ et figures influentes de la scène locale.

Selon plusieurs vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux, la tension serait montée progressivement entreLe chanteur et DJ Tunez, DJ officiel de Wizkid. Des échanges verbaux auraient précédé une altercation physique impliquant les deux hommes.

Les images montrent une scène confuse et violente, dans laquelle Burna Boy apparaît au centre de la confrontation. Certains témoignages évoquent une attaque menée en groupe, ce qui a rapidement alimenté la polémique en ligne.

Un boycott inédit dans l’industrie

Publicité

Face à l’ampleur de la controverse, l’Association des DJ nigérians (NDJ) a annoncé une mesure forte : le retrait temporaire de la musique de Burna Boy des playlists de ses membres, au Nigeria comme à l’international.

Dans son communiqué, l’organisation explique vouloir soutenir DJ Tunez, considéré comme membre de la communauté, et défendre la sécurité des DJ face à tout comportement jugé violent ou abusif.

Concrètement, les DJ affiliés sont appelés à ne plus diffuser les titres de Burna Boy en club, en radio ou lors d’événements privés, jusqu’à nouvel ordre. Une enquête interne a été ouverte, sans calendrier précis pour ses conclusions.

Une telle décision reste rare dans l’industrie musicale, où les conflits entre artistes se limitent généralement à des échanges verbaux ou médiatiques.

Versions opposées des protagonistes

DJ Tunez a rapidement pris la parole sur les réseaux sociaux, affirmant avoir été attaqué par surprise.

J’ai été frappé de dos… mais je me suis défendu », a-t-il déclaré, évoquant une situation où il aurait été en infériorité numérique.

De son côté, Burna Boy a fini par réagir lors d’un live Instagram. Il a reconnu l’incident, tout en en minimisant la portée :

Publicité

Je lui ai donné deux gifles.

L’artiste nigérian affirme avoir agi seul, rejetant les accusations d’une agression collective. Cette prise de parole, perçue comme peu apologétique, a divisé l’opinion : certains y voient une forme d’honnêteté, d’autres un manque de remise en question.

Une rivalité ravivée avec le camp Wizkid

Burna Boy’s et Wizkid

L’affaire prend une dimension supplémentaire en raison du lien entre DJ Tunez et Wizkid, dont il est le DJ officiel.

Wizkid a d’ailleurs réagi en affichant publiquement son soutien à son collaborateur, relançant les spéculations autour de la rivalité latente entre les deux superstars de l’Afrobeats. Cet épisode ravive ainsi un débat récurrent : celui de la domination de la scène nigériane et des tensions entre ses figures majeures.

L’incident a rapidement dépassé le cadre de Lagos pour devenir un sujet continental. Médias africains, plateformes vidéo et réseaux sociaux se sont emparés de l’affaire, multipliant analyses, débats et prises de position.

Les fans se divisent désormais en camps, transformant ce conflit en véritable phénomène viral.

Au-delà du clash, plusieurs observateurs soulignent l’impact négatif d’un tel épisode sur l’image de l’Afrobeats, un genre en pleine expansion internationale.

Publicité

Quelles conséquences pour Burna Boy ?

À ce stade, aucune procédure judiciaire n’a été confirmée. Mais les répercussions sont déjà visibles :

  • une réduction potentielle de la diffusion de sa musique dans certains circuits

  • une pression accrue sur les DJ, partagés entre loyauté professionnelle et attentes du public

  • un impact possible sur son image et ses partenariats

Le boycott décrété par la NDJ reste toutefois temporaire, en attendant les conclusions de l’enquête.

Une affaire encore ouverte

Pour l’heure, la situation reste incertaine. Burna Boy a reconnu une partie des faits, sans présenter d’excuses publiques claires, tandis que la communauté des DJ maintient sa position.

Plus qu’un simple différend entre artistes, cette affaire met en lumière les tensions au sein de l’industrie Afrobeats et pose la question des rapports entre artistes, DJ et influence dans un écosystème devenu global.

Publicité