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Taekwondo : Cheick Cissé annonce sa candidature face à Jean-Marc Yacé, « je quitte la compétition, mais je ne quitte pas le combat »

Taekwondo : Cheick Cissé annonce sa candidature face à Jean-Marc Yacé, « je quitte la compétition, mais je ne quitte pas le combat »
Après avoir mis un terme à sa carrière, le champion olympique de Rio se lance dans la course à la présidence de la Fédération ivoirienne de taekwondo. Un nouveau défi qui le place face à l’actuel président de l’instance, Me Jean-Marc Yacé.
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Il a raccroché le dobok, mais pas son engagement. Après avoir annoncé la fin de sa carrière sportive, Cheick Cissé a officialisé sa candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD). Dans une vidéo publiée ce mercredi 14 octobre sur ses réseaux sociaux, l’unique champion olympique de l’histoire de la Côte d’Ivoire explique les raisons de ce choix. À 33 ans, il veut désormais se battre non plus pour des médailles, mais pour l’avenir de sa discipline. En face, il devrait retrouver Me Jean-Marc Yacé, actuel président de la fédération et maire PDCI de Cocody.

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« Je pose les armes de la compétition »

Dans ce message solennel, Cheick Cissé revient d’abord sur les sacrifices qu’impose le haut niveau. Un athlète, dit-il, avance dans la douleur et offre sa vie au rêve d’un pays « qui ne voit que la victoire, jamais le chemin ». Le taekwondo lui a appris que chaque combat a une fin, et que chaque fin ouvre une nouvelle voie.

Sa décision de quitter la compétition, il la présente comme mûrement réfléchie, prise avec sérénité et le sentiment du devoir accompli. Mais il prévient aussitôt : « la fin d’une carrière ne doit jamais être confondue avec la fin d’un engagement ».

Puis vient la formule qui résume tout : « Aujourd’hui, je pose les armes de la compétition. Je ne me battrai plus pour une médaille, mais pour ceux qui rêvent de la gagner. » Et plus loin : « Je quitte la compétition, mais je ne quitte pas le combat. »

« Le taekwondo m’a tout donné »

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Taekwondo : Cheick Cissé annonce sa candidature face à Jean-Marc Yacé, « je quitte la compétition, mais je ne quitte pas le combat »

Pour le champion, l’heure est venue de rendre à sa discipline ce qu’elle lui a apporté. « Le taekwondo m’a tout donné. Il est maintenant temps pour moi de redonner au taekwondo », affirme-t-il.

Son prochain combat, explique-t-il, consistera à faire rayonner le taekwondo autour d’une fédération « unie, forte, moderne et innovante ». Il déclare officiellement sa candidature aux élections de la FITKD, prévues selon lui le 30 octobre prochain, et la présente comme portée par la jeunesse et animée par une vision nouvelle, pour ouvrir « une nouvelle ère du taekwondo ivoirien ».

Dans cette vidéo, Cheick Cissé adresse aussi ses remerciements au président Alassane Ouattara et à la Première dame Dominique Ouattara, pour leur engagement en faveur du sport et du taekwondo, et pour l’avoir, dit-il, adopté comme un fils. Il rend également hommage à ses maîtres et à la grande famille du taekwondo, rappelant qu’on parle souvent des champions en oubliant ceux qui les ont formés.

Enfin, il s’adresse directement à la jeunesse ivoirienne. Le taekwondo était considéré comme un sport mineur, rappelle-t-il, mais le rêve, la persévérance et la foi lui ont permis de changer cette image. Son conseil : ne jamais laisser personne vous convaincre que vous n’en êtes pas capable.

« Ce n’est pas une ambition personnelle, c’est une responsabilité »

Dans une interview accordée après l’annonce de sa retraite, Cheick Cissé a précisé sa démarche. Il estime que la fédération traverse une crise depuis plusieurs années et qu’il ne peut pas rester en marge du développement sportif de son pays. Il affirme avoir alerté à plusieurs reprises sur certaines dérives, en tant qu’athlète et défenseur des athlètes au niveau international.

Son constat est sans détour : l’équipe nationale ne fait plus rêver, faute de planification. Derrière les quatre médailles olympiques du taekwondo ivoirien, il n’y a que deux noms, le sien et celui de Ruth Gbagbi. Depuis 2016, aucune relève n’a émergé. Il juge même inadmissible qu’un médaillé olympique formé au pays ait dû partir s’entraîner à l’étranger pour continuer à performer.

Son objectif est déjà fixé : les Jeux olympiques de Los Angeles 2028. Il assure que son équipe est déjà constituée.

Taekwondo : Cheick Cissé annonce sa candidature face à Jean-Marc Yacé, « je quitte la compétition, mais je ne quitte pas le combat »
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Un programme centré sur les athlètes

Le candidat veut d’abord structurer la base, en équipant les maîtres de salle avec l’appui des mairies et des collectivités locales. Il souhaite aussi diversifier les ressources de la fédération, qui ne peut pas dépendre uniquement du ministère des Sports. Selon lui, la FITKD compte plus de 70 000 adhérents, mais aucun sponsor. Or, sans financements, impossible d’envoyer les athlètes en compétition à l’étranger pour qu’ils gagnent en expérience.

La protection des athlètes est l’autre pilier de son projet. La discipline a été secouée par des affaires de harcèlement et de violences sexuelles, et un entraîneur de l’équipe nationale a été condamné à six mois de prison. Cheick Cissé révèle qu’il s’agissait de son entraîneur aux Jeux de Rio. Il salue la décision de la justice ivoirienne et plaide pour que les athlètes soient mieux protégés, mieux écoutés et davantage associés à la gouvernance fédérale.

Jean-Marc Yacé, président depuis 2021

En face, Jean-Marc Yacé dirige la fédération depuis 2021. Il a succédé au grand maître Bamba Cheick Daniel, ceinture noire 7e dan, qui avait présidé l’instance pendant trois mandats. C’est sous l’ère Bamba que le taekwondo ivoirien a connu son âge d’or, avec l’or de Cheick Cissé et le bronze de Ruth Gbagbi à Rio en 2016.

L’élection de Jean-Marc Yacé avait été contestée à l’époque. Le tribunal de première instance d’Abidjan avait annulé l’assemblée générale qui l’avait porté à la présidence, et World Taekwondo avait demandé en 2022 l’organisation d’un nouveau scrutin.

Cheick Cissé, lui, n’a jamais caché son attachement à l’ancien président Bamba Cheick Daniel. Après son titre mondial en 2023, il était allé lui présenter sa médaille, le décrivant comme un père.

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Des félicitations publiques, des désaccords aussi

Au fil des années, les échanges entre le champion et le président fédéral ont connu plusieurs visages. Jean-Marc Yacé a publiquement salué les exploits de Cheick Cissé, notamment après son titre mondial à Bakou en 2023, puis après sa médaille de bronze aux Jeux de Paris en 2024.

Mais des désaccords ont aussi été rapportés par la presse sportive ivoirienne. En 2023, Cheick Cissé avait demandé des explications à la fédération après avoir constaté l’absence de son nom sur la liste des inscrits au Grand Prix de Taiyuan, en Chine. Ruth Gbagbi avait elle aussi réagi. La fédération avait alors évoqué des problèmes techniques. En mai 2026, selon la presse locale, la fédération s’était désolidarisée d’un camp d’entraînement organisé par le champion à Yamoussoukro.

La limite d’âge annulée par le ministère

Autre épisode marquant : la fédération avait introduit une disposition fixant à 40 ans l’âge minimum pour être candidat à la présidence. Une mesure qui aurait écarté Cheick Cissé. Le ministère des Sports a finalement annulé cette décision et demandé la reprise de l’assemblée générale de décembre 2025.

Le champion juge cet épisode regrettable. Quand il s’agit de remporter des médailles, observe-t-il, tout le monde est derrière l’athlète, mais les choses se compliquent quand il est question de gouvernance. Il rappelle l’appel du président Alassane Ouattara à la transmission générationnelle, qui doit selon lui concerner aussi les fédérations.

Après avoir mis un terme à sa carrière, le champion olympique de Rio se lance dans la course à la présidence de la Fédération ivoirienne de taekwondo. Un nouveau défi qui le place face à l’actuel président de l’instance, Me Jean-Marc Yacé.

Il a raccroché le dobok, mais pas son engagement. Après avoir annoncé la fin de sa carrière sportive, Cheick Cissé a officialisé sa candidature à la présidence de la Fédération ivoirienne de taekwondo (FITKD). Dans une vidéo publiée ce mercredi 14 octobre sur ses réseaux sociaux, l’unique champion olympique de l’histoire de la Côte d’Ivoire explique les raisons de ce choix. À 33 ans, il veut désormais se battre non plus pour des médailles, mais pour l’avenir de sa discipline. En face, il devrait retrouver Me Jean-Marc Yacé, actuel président de la fédération et maire PDCI de Cocody.

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