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200 milliards FCFA : Abidjan prépare son 6e pont pour relier Abatta à Koumassi et Port-Bouët

200 milliards FCFA : Abidjan prépare son 6e pont pour relier Abatta à Koumassi et Port-Bouët
En pleine lagune Ébrié, Abidjan accueillera bientôt un nouvel ouvrage de 1,5 kilomètre qui doit relier Abatta à Koumassi et Port-Bouët, pour 200 milliards de FCFA. Voici ce qu'on sait.
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Abidjan s'apprête à ajouter un sixième pont à son horizon lagunaire. Le projet, inscrit au Plan National de Développement (PND) 2026-2030, promet de désengorger l'un des corridors les plus embouteillés de la capitale économique.

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Un pont pour désenclaver le nord-est de la ville

Le futur ouvrage reliera le quartier d'Abatta, dans la commune de Cocody, aux communes de Koumassi et de Port-Bouët, en franchissant la lagune sur environ 1,5 kilomètre. L'objectif affiché est de désenclaver les quartiers résidentiels du nord-est d'Abidjan en leur offrant une liaison plus directe vers le sud de la ville et le corridor aéroportuaire, où se trouve l'aéroport Félix-Houphouët-Boigny, situé à Port-Bouët. La zone industrielle de Koumassi et le port autonome, lui basé à Treichville, devraient également bénéficier d'un accès facilité grâce à ce nouveau franchissement.

Aujourd'hui, pour rallier l'aéroport ou la zone industrielle de Koumassi depuis Abatta ou Bingerville, les usagers n'ont d'autre choix que de longs détours par le boulevard François Mitterrand, souvent transformé en immense parking à ciel ouvert. Le sixième pont doit corriger cette anomalie géographique et fluidifier les déplacements des nombreux usagers qui traversent chaque jour la lagune.

200 milliards de FCFA, et un constructeur presque tranché

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Le coût du projet est fixé à environ 200 milliards de FCFA, soit près de 305 millions d'euros. L'infrastructure sera construite et exploitée en partenariat public-privé, sous forme de pont à péage, sur le modèle du pont Henri Konan Bédié (3e pont).

Longtemps envisagé aux côtés du géant chinois China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC), le dossier a finalement basculé en faveur de la SOCOPRIM, déjà concessionnaire du pont Riviera-Marcory, et adossée au groupe français Bouygues. Ce choix marque une évolution notable par rapport au montage initialement envisagé avec CCECC, sans que les raisons précises de cette bascule n'aient été officiellement détaillées.

L'État, représenté par le ministère de l'Équipement et de l'Entretien routier et celui des Finances et du Budget, reste maître d'ouvrage, avec l'appui technique du BNETD. Les études d'avant-projet sommaire et les études d'impact environnemental et social, elles, avaient déjà été restituées dès 2022.

Un enjeu de mobilité et de compétitivité pour Abidjan

Le sixième pont vient compléter un maillage lagunaire déjà saturé, considéré comme l'un des principaux points de friction pour la circulation quotidienne à Abidjan, où plusieurs millions d'usagers traversent chaque jour la lagune Ébrié, selon des estimations relayées par la presse économique locale. En reliant plus directement le nord-est de la ville au corridor aéroportuaire, l'ouvrage doit aussi renforcer la place d'Abidjan comme hub logistique sous-régional, face à des ports concurrents comme Lomé, Cotonou ou Tema.

Le financement définitif du projet n'a pas encore été détaillé dans son intégralité. Les autorités privilégient un schéma mixte, associant bailleurs multilatéraux, banques commerciales et partenariat public-privé, une formule déjà utilisée pour le pont Henri Konan Bédié.

Reste que le calendrier du chantier n'a pas encore été officiellement fixé. Le projet, initialement envisagé avec un partenaire chinois, a connu plusieurs reports depuis les premières études restituées en 2022. Avec l'arrivée de la SOCOPRIM, adossée à Bouygues, le dossier semble désormais entrer dans sa phase de concrétisation, avant un lancement effectif des travaux.

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