BURIDA serre la vis : les événements désormais soumis à des redevances pouvant atteindre 8,8 % du budget
Brunchs, cérémonies de dédicaces, festivals, foires, salons, séances de fitness, lectures publiques, vernissages, projections en plein air, sketchs, spectacles de danse, cirques, soirées à thème, expositions... la liste dressée par le BURIDA est longue, et le message se veut sans équivoque : à bon entendeur.
Une grille tarifaire clairement affichée
Dans son communiqué, signé par le Directeur général par intérim, le Professeur Hien Sié, la Direction générale du BURIDA rappelle que toute manifestation occasionnelle diffusant musiques, films, pièces de théâtre, pièces d'humour ou peintures est soumise à la loi ivoirienne sur le droit d'auteur et les droits voisins.
Concrètement, l'institution détaille quatre catégories de tarification
Les caravanes, ces tournées promotionnelles itinérantes qui utilisent de la musique dans l'espace public via des véhicules sonorisés, sont facturées à 130 000 FCFA par jour.
Les animations fixes, organisées sur un lieu déterminé sans constituer un concert ou un spectacle à part entière, comme les animations de stand, de podium de vente ou de plage, sont soumises à 65 000 FCFA par jour et par site.
Pour les événements avec billetterie, le BURIDA applique un principe de calcul basé sur la moyenne du prix des tickets multipliée par le nombre de places, à hauteur de 8,8 %, ou un taux équivalent appliqué directement sur le budget d'organisation.
Enfin, pour les événements gratuits, où il n'existe logiquement pas de billetterie permettant d'asseoir le calcul, le règlement prévoit un forfait basé sur le budget d'organisation, également fixé à 8,8 %.
Un rappel qui s'inscrit dans une stratégie plus large
Cette sortie du BURIDA n'est pas isolée. Depuis plusieurs mois, l'institution multiplie les rappels à l'ordre à destination des organisateurs d'événements, qu'il s'agisse de mariages, de baptêmes, d'anniversaires ou, plus récemment, des fan zones montées à l'occasion de la Coupe du monde 2026. L'objectif affiché reste le même : élargir l'assiette de collecte pour mieux rémunérer les artistes et ayants droit.
Le BURIDA s'appuie pour cela sur un arsenal juridique précis, notamment le décret n°2015-271 du 22 avril 2015 et les articles 112 à 118 de la loi n°2016-555 du 26 juillet 2016, textes cités en toutes lettres au bas du communiqué.
Pour toute demande d'information ou de mise en conformité, l'institution met à disposition deux contacts : 07 49 34 07 59 et 07 77 72 67 10.
Ce nouveau rappel intervient dans un contexte où le Professeur Hien Sié, arrivé à la tête du BURIDA par intérim en mai 2026, a fait de la transparence et de la consolidation de la confiance entre l'institution et ses sociétaires l'un des axes prioritaires de sa gouvernance. Reste à savoir comment les organisateurs d'événements, souvent pris de court par ces obligations, vont désormais composer avec cette grille tarifaire clairement affichée.