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Côte d'Ivoire : Idriss Diallo brise le silence sur le départ d'Emerse Faé et dévoile les coulisses d'une décision qui fait polémique

Côte d'Ivoire : Idriss Diallo brise le silence sur le départ d'Emerse Faé et dévoile les coulisses d'une décision qui fait polémique
Le président de la Fédération ivoirienne de football est sorti du silence pour justifier la fin de l'aventure Faé, entre défense de son bilan et explications sur un « changement de cycle » qui ne convainc pas tout le monde.
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C'est une prise de parole que beaucoup attendaient. Face aux critiques qui pleuvent depuis l'éviction d'Emerse Faé du banc des Éléphants, Yacine Idriss Diallo a décidé de reprendre la main sur le récit. Et le président de la Fédération ivoirienne de football (FIF) n'a pas esquivé la question qui fâche : pourquoi se séparer d'un entraîneur qui, sur le papier, a rempli sa mission ?

Pour rappel, la Fédération ivoirienne avait mis fin au contrat d'Emerse Faé fin juillet, quelques semaines après l'élimination des Éléphants en huitièmes de finale du Mondial 2026 face à la Norvège. Une décision qui avait suscité une vague d'incompréhension, certaines voix évoquant une pression venue du ministère des Sports plutôt qu'un choix assumé de la FIF, sur fond de rumeurs de conflits d'intérêts autour du staff technique.

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Côte d'Ivoire : Idriss Diallo brise le silence sur le départ d'Emerse Faé et dévoile les coulisses d'une décision qui fait polémique

« Je suis allé chercher Faé » : Diallo revendique la paternité du projet

Interrogé sur une possible défiance envers les techniciens ivoiriens ou africains, le président de la FIF a balayé l'accusation d'un revers de main, en rappelant qui est à l'origine de l'ascension d'Emerse Faé.

C'est Idriss Diallo lui-même, explique-t-il, qui est allé chercher le technicien à Clermont pour en faire l'adjoint de Jean-Louis Gasset, avec une idée précise en tête : préparer sa succession. Il affirme avoir directement prévenu Gasset que son contrat serait limité dans le temps et que le jeune ancien international ivoirien à ses côtés était destiné à lui succéder.

Même logique pour Guy Demel, débauché de son poste de consultant télé pendant la CAN pour rejoindre le staff d'Emerse Faé une fois celui-ci promu sélectionneur. « Si je n'aimais pas les entraîneurs ivoiriens ou africains, qu'est-ce que je serais allé faire à chercher Emerse ? », a-t-il lancé, présentant ces deux recrutements comme la preuve de sa confiance envers les techniciens locaux.

Pour Diallo, les critiques sur une prétendue défiance envers Faé traduisent surtout un trait national : « Nous sommes un pays de polémiques. » Il rappelle qu'au moment de la nomination du duo Faé-Demel, une partie de l'opinion l'accusait déjà de trop protéger son sélectionneur.

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Un bilan jugé positif, mais un cycle qui devait se refermer

Le président de la FIF ne cherche pas à minimiser les résultats obtenus par Emerse Faé et son staff. Il le dit sans détour : les objectifs fixés ont été remplis, à une exception près.

Le seul accroc identifié se situe à la CAN organisée au Maroc, où l'objectif minimal était une demi-finale. Les Éléphants s'étaient arrêtés en quart de finale. Pour le Mondial 2026, en revanche, la mission confiée au staff était de sortir de la phase de groupes, ce qui a été fait.

Alors pourquoi partir sur un bilan globalement positif ? C'est là que le discours du président devient plus délicat à suivre. Il évoque un « cycle » de trois compétitions - la CAN organisée en Côte d'Ivoire, la CAN au Maroc, puis la Coupe du monde - arrivé à son terme, et la nécessité d'ouvrir une nouvelle étape avec une nouvelle approche. Il insiste, à plusieurs reprises, sur un point : ce choix ne signifie ni échec, ni remise en cause des compétences d'Emerse Faé et de son staff.

Face à l'insistance du journaliste, qui pointe une contradiction entre un bilan salué et une décision de rupture, Diallo tient sa ligne. Il ajoute qu'un « certain nombre d'autres aspects » n'auraient pas été traités comme il le souhaitait, sans davantage préciser lesquels, et rappelle une réalité selon lui incontournable du métier d'entraîneur : il s'exerce sur la base d'objectifs fixés par un employeur, et non pas à vie.

Un nouveau cycle, une nouvelle approche

Le message final se veut à la fois reconnaissant et tourné vers l'avenir. Emerse Faé et son staff « ont fait le travail comme il devait être fait », répète le président, avant de conclure que le cycle entamé avec ce groupe s'est achevé avec ce Mondial.

La Fédération ivoirienne a depuis tranché en faveur d'Hervé Renard, déjà champion d'Afrique avec la Côte d'Ivoire en 2015, pour ouvrir ce nouveau chapitre. Un choix qui n'a pas manqué de raviver les débats, dans un pays où le bilan de Faé - une CAN remportée en 2023 et une première historique en huitièmes de finale de Coupe du monde - reste largement salué par les observateurs et les supporters.

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Entre les lignes de cette sortie médiatique, Idriss Diallo tente un exercice d'équilibriste : défendre son propre rôle dans l'histoire d'Emerse Faé tout en justifiant son départ, sans jamais vraiment lever le voile sur les véritables raisons de cette rupture.

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