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Côte d'Ivoire : l'influenceuse Maa Bio visée par une vague d'indignation après des propos stigmatisants envers l'enfant autiste de son ex Ulrich Jordan

Côte d'Ivoire : l'influenceuse Maa Bio visée par une vague d'indignation après des propos stigmatisants envers un enfant autiste
Des propos jugés stigmatisants envers un enfant autiste ont déclenché une vague d'indignation en Côte d'Ivoire. Face au tollé, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant est intervenu, tandis que l'influenceuse Maa Bio a présenté des excuses publiques.
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Une nouvelle polémique secoue les réseaux sociaux ivoiriens, un nom reviens celui de Maa Bio. Lors d'un live de confrontation avec son ex-compagnon, l'influenceur Ulrich Jordan, l'influenceuse Yelene Virginie, plus connue sous le nom de Maa Bio, a tenu des propos particulièrement virulents visant le fils de ce dernier, un garçon de six ans vivant avec un trouble du spectre de l'autisme (TSA), pourtant étranger au différend qui les oppose.

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Dans une séquence largement partagée, Maa Bio s'en est prise directement à l'enfant en direct, sur un registre à la fois superstitieux et déshumanisant : elle l'a notamment qualifié d'« enfant serpent » et d'« enfant maudit », a affirmé que sa condition serait la conséquence d'une prétendue malédiction pesant sur le cœur de son père, et est allée jusqu'à le comparer à un animal et à le traiter de « monstre ». Elle a prévenu qu'elle comptait « passer à la vitesse supérieure » dans ce clash. Ces propos, jugés d'une extrême gravité par de nombreux observateurs, dépassent largement le registre habituel des clashs entre influenceurs et ont été perçus comme foncièrement stigmatisants envers les personnes en situation de handicap.

Ces déclarations ont immédiatement suscité une vague d'indignation, dépassant le cercle des deux ex-partenaires pour devenir un sujet de débat national sur la protection de l'enfance et le respect des personnes en situation de handicap. De nombreux internautes, parmi lesquels des parents et des associations, ont exprimé leur choc, estimant qu'aucun enfant en particulier un enfant vulnérable ne devrait être instrumentalisé dans un règlement de comptes entre adultes.

Parmi les nombreuses réactions, plusieurs parents d'enfants autistes ont également pris la parole sur les réseaux sociaux. Une mère a notamment confié être profondément choquée par les propos de l'influenceuse. « En tant que maman d'un enfant autiste, entendre de tels mots est blessant et difficile à digérer », a-t-elle déclaré, espérant que Maa Bio prendra pleinement conscience de l'impact de ses paroles, non seulement sur le garçon concerné, mais aussi sur l'ensemble des familles confrontées à l'autisme.

L'autisme

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Le trouble du spectre de l'autisme (TSA) est un trouble neurodéveloppemental qui affecte la communication, les interactions sociales et peut s'accompagner de comportements répétitifs. Son intensité et ses manifestations varient d'une personne à l'autre. Il ne s'agit ni d'une maladie contagieuse, ni de la conséquence d'une mauvaise éducation ou d'une quelconque « malédiction », mais d'une différence de fonctionnement neurologique qui appelle compréhension, accompagnement et inclusion.

Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant condamne les propos

Face à l'ampleur de la polémique, le Ministère de la Femme, de la Famille et de l'Enfant a publié un communiqué officiel condamnant avec la plus grande fermeté toute atteinte à la dignité d'un enfant. Il rappelle que les enfants présentant un trouble du spectre de l'autisme disposent des mêmes droits que tous les autres enfants et doivent bénéficier de protection, de respect et d'inclusion.

Le ministère souligne également la responsabilité de chacun sur les réseaux sociaux, où certains propos peuvent avoir des conséquences durables sur les enfants et leurs familles. Il annonce enfin avoir saisi les autorités compétentes afin que les faits fassent l'objet des suites appropriées, conformément aux lois en vigueur.

La Fondation Nina Bley dénonce une atteinte à la dignité de l'enfant

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Parmi les nombreuses réactions, la Fondation Nina Bley, engagée pour la protection de l'enfance et l'inclusion des personnes en situation de handicap, a également condamné les propos tenus publiquement contre le garçon de six ans.

Dans son communiqué, elle rappelle que l'autisme n'est ni une faiblesse ni un motif de moquerie et appelle les influenceurs à mesurer la responsabilité qui accompagne leur visibilité sur les réseaux sociaux. La Fondation a également exprimé son soutien au garçon concerné ainsi qu'à toutes les familles vivant avec l'autisme.

Les excuses de Maa Bio

Face à la déferlante de critiques, Maa Bio a publié une nouvelle vidéo d'excuses. Elle y reconnaît que le garçon n'avait aucune responsabilité dans le différend qui l'oppose à Ulrich Jordan et présente publiquement ses excuses, notamment aux mères d'enfants autistes, qui se sont dites profondément blessées par ses propos.

L'influenceuse explique avoir réagi sous le coup de la colère, évoquant les humiliations répétées qu'elle affirme avoir subies de la part d'Ulrich Jordan. Elle assure n'avoir jamais voulu promouvoir la haine et parle d'un « trop-plein » émotionnel qui aurait débordé lors du direct.

Ces excuses n'ont toutefois pas convaincu une partie de l'opinion publique. De nombreux internautes estiment qu'elles ne sont pas à la hauteur de la gravité des propos tenus.

Ulrich Jordan rejette les excuses

De son côté, Ulrich Jordan a rejeté les excuses de son ex-compagne, qu'il juge insuffisantes au regard de la gravité des faits. Il affirme que toute nouvelle publication visant son fils ou sa famille donnera lieu à une plainte et invite Maa Bio, si elle s'estime victime de violences, à saisir la justice plutôt que de poursuivre ce conflit sur les réseaux sociaux.

L'influenceur s'est également dit préoccupé par l'état de son ancienne compagne, estimant qu'elle traverse une période difficile, avant d'appeler des responsables religieux à lui apporter un accompagnement. Son message se conclut par une demande claire : « Laisse mon enfant. »

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Une affaire qui relance le débat sur la responsabilité des influenceurs

Au-delà de cette polémique, cette affaire relance le débat sur les dérives des lives de confrontation entre influenceurs, où les règlements de comptes personnels peuvent finir par exposer des enfants.

Elle rappelle également que les réseaux sociaux ne constituent pas un espace de non-droit. Lorsqu'un enfant est publiquement pris pour cible, les conséquences dépassent largement le cadre d'un simple clash et interrogent la responsabilité des créateurs de contenus, mais aussi celle de l'ensemble des utilisateurs des plateformes numériques.

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