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« J'ai trois dossiers en justice alors que je suis la victime » : Mike Alabi brise le silence et interpelle le ministère de la Justice

« J'ai trois dossiers en justice alors que je suis la victime » : Mike Alabi brise le silence et interpelle le ministère de la Justice
Dans un direct particulièrement émouvant, l'artiste ivoirien MIKE ALABI a affirmé être la cible d'une « machination » visant à le détruire, et a lancé un appel pressant au ministère de la Justice et des Droits de l'Homme.
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Une actualité musicale jusque-là sereine

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Jusqu'à cette sortie, l'année de Mike Alabi suivait pourtant son cours normal. L'artiste, souvent associé à la scène urbaine ivoirienne, a multiplié les sorties depuis le lancement de son album Infiniti, présenté en novembre 2024 à la Patinoire du Sofitel Hôtel Ivoire. Les titres « Sous Les Ponts » (avril 2025), « Barbu C Lom » (mai 2025) ou encore « Merci Papa », en featuring avec Ange Zountchegbe (janvier 2025), continuaient de tisser une narration mêlant amour, vie de couple et scènes du quotidien abidjanais. Une dynamique créative que son coup de gueule est venue totalement éclipser.

Une prise de parole inédite après des mois de silence

Lui qui assure n'avoir « jamais été sur les réseaux sociaux pour exposer des problèmes personnels » affirme avoir longtemps privilégié le silence, pensant que cette attitude allait calmer les choses. Une stratégie qu'il dit aujourd'hui regretter, ayant l'impression que ce silence a fini par donner de lui l'image de quelqu'un de naïf.

Dans cette intervention de plus d'une heure, l'artiste multiplie les déclarations fortes, affirmant être la cible d'accusations mensongères et de manœuvres destinées à ternir son image. Sans révéler l'identité des personnes qu'il met en cause, il laisse entendre que l'affaire pourrait connaître de nouveaux développements.

Dès l'ouverture de son direct, Mike Alabi interpelle directement plusieurs pages Facebook suivies du public ivoirien, leur demandant de partager sa vidéo pour qu'elle touche le plus grand nombre. Un geste qui, pour un artiste peu habitué à ce genre d'exposition, en dit long sur l'urgence qu'il dit ressentir.

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« Je suis victime d'une machination »

Le cœur de son témoignage repose sur une accusation qu'il répète à plusieurs reprises : selon lui, il fait l'objet d'une campagne organisée destinée à le détruire.

« Je suis victime aujourd'hui d'une machination. Cette machination-là me fatigue. »

Il affirme avoir gardé le silence durant de longs mois dans l'espoir que la situation s'apaise, avant de constater que cette attitude n'avait fait qu'aggraver les choses, se disant aujourd'hui à bout de forces, autant émotionnellement que physiquement.

« J'ai trois dossiers en justice alors que je suis la victime »

L'une des déclarations les plus marquantes du chanteur concerne les procédures judiciaires auxquelles il dit faire face.

« J'ai trois différents dossiers en justice en ce moment. Pourtant, les trois dossiers, c'est moi qui devrais être en train de poursuivre les gens. »

Selon lui, il se retrouve aujourd'hui poursuivi alors qu'il estime disposer des preuves démontrant qu'il est la véritable victime. Il évoque notamment une confrontation judiciaire au cours de laquelle, selon ses dires, des contrevérités auraient été avancées contre lui. Pour l'artiste, cette situation est d'autant plus incompréhensible qu'il affirme avoir toujours choisi de ne pas répondre par des poursuites, malgré les éléments qu'il dit détenir.

« Je ne demande même pas à être reçu »

Dès les premières minutes de son direct, Mike Alabi invite ses abonnés à partager massivement sa vidéo et à interpeller le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme. L'artiste insiste toutefois sur un point : il ne réclame aucun traitement de faveur.

« Je ne demande même pas à être reçu. La seule chose que je demande au ministère, c'est de prêter une attention particulière à mes dossiers. »

Il rappelle qu'il est avant tout un citoyen comme les autres et souhaite simplement que les procédures le concernant soient examinées avec impartialité. Il s'adresse par ailleurs à la ministre de la Culture, la remerciant pour son soutien aux acteurs du showbiz, et lui demande de faire suivre son message auprès de sa collègue de la Justice.

« Je suis dans une situation de vie ou de mort »

Au fil de son intervention, Mike Alabi tient des propos particulièrement alarmants sur son état psychologique, affirmant être confronté à une personne qui chercherait, selon lui, à le faire condamner.

« Je suis dans une situation que je peux considérer comme une situation de vie ou de mort. »

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L'artiste menace de poursuivre pour diffamation

Le chanteur s'adresse également à un internaute qui aurait, selon lui, commenté à plusieurs reprises ses publications pour le traiter de menteur. Il prévient qu'il engagera des poursuites contre toute personne qui continuerait à relayer des propos qu'il estime diffamatoires.

« Si toi, tu t'amuses encore à venir commenter n'importe quoi en dessous de mes publications, je te jure qu'il va te couler un procès, et ce procès-là, tu n'as pas à t'en sortir. »

Sans jamais citer de nom, il laisse planer la menace de révélations plus larges, affirmant avoir déjà préparé une vidéo d'environ une heure et demie retraçant, selon lui, l'intégralité de l'affaire notes vocales, messages et vidéos à l'appui comme une forme d'assurance en cas d'aggravation de la situation.

Il précise le contexte de sa colère : selon lui, le jeune homme visé aurait été introduit dans son entourage par une connaissance commune, lors d'un tournage de clip, sans que les deux hommes ne deviennent réellement proches par la suite. C'est ce commentateur qui, à plusieurs reprises selon l'artiste, aurait mis en doute sa parole en ligne, jusqu'à pousser Mike Alabi à réagir publiquement. Pour appuyer la fermeté de son avertissement, il va jusqu'à prêter serment sur ses ancêtres et sur sa foi religieuse, promettant des poursuites si les commentaires visés venaient à se répéter.

Mike Alabi tient enfin à rappeler son parcours et l'image qu'il souhaite préserver : pas de casier judiciaire, jamais de procédure engagée contre qui que ce soit, et une présence en ligne depuis 2010 sans le moindre esclandre jusqu'à ce jour. Il revient sur son passé scolaire, entre lycée français et Blaise Pascal, et ses voyages effectués dès l'âge de 13 ans, pour appuyer l'idée qu'il n'a jamais eu besoin de se mettre en avant pour prouver quoi que ce soit.

Pour l'heure, ni le ministère de la Justice et des Droits de l'Homme ni celui de la Culture n'ont réagi publiquement à cet appel, pas plus que les personnes visées par les accusations de l'artiste.

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