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Malick Yalcouyé : le jeune milieu ivoirien de Brighton au cœur d'une polémique sur son âge

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Un but somptueux face à Chelsea, une passe décisive, et pourtant ce n'est pas de football dont tout le monde parle. Le jeune Ivoirien de Brighton s'est retrouvé au cœur d'une polémique sur son âge, alimentée par sa calvitie précoce.
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Malick Yalcouyé devait faire parler de lui pour son talent. C'est finalement son crâne dégarni qui a occupé les réseaux sociaux pendant 48 heures.

Dimanche, à Stamford Bridge, le jeune milieu de terrain ivoirien de Brighton a signé la meilleure performance de sa jeune carrière. Titulaire pour seulement son deuxième match en Premier League, il a inscrit son tout premier but dans le championnat anglais, une reprise de volée puissante, poteau rentrant, qui a permis aux Seagulls de refaire surface après avoir été menés 3-0. Brighton s'inclinera finalement 4-3, mais Yalcouyé, lui, sort de cette rencontre transformé, pour de mauvaises raisons.

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Malick Yalcouyé : le jeune milieu ivoirien de Brighton au cœur d'une polémique sur son âge

Un but, une polémique

Au lieu de saluer sa vista, sa lecture du jeu et son activité débordante au milieu de terrain, une partie des internautes a préféré s'attarder sur son physique. Sa calvitie prononcée, jugée incompatible avec ses 20 ans officiels, a suffi à relancer un vieux serpent de mer du football africain : l'accusation de tricherie sur l'âge.

Les commentaires moqueurs se sont multipliés sous les vidéos de son but. « Il n'y a aucun moyen qu'il ait 20 ans », « c'est le grand-père de quelqu'un », pouvait-on lire, tandis que certains comparaient carrément le milieu de terrain à un joueur vétéran. Des internautes ont même sollicité l'intelligence artificielle Grok, sur X, pour tenter d'estimer son âge à partir d'une simple photo prise pendant le match.

Yalcouyé n'est pas un cas isolé. Ces dernières semaines, un autre jeune international ivoirien, Yan Diomandé, tout juste recruté par le Real Madrid, avait déjà été visé par des accusations similaires, construites sur des montages photo trompeurs.

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L'ASEC Mimosas sort les archives

L'ASEC Mimosas sort les archives Malick Yalcouyé

Face à l'ampleur de la polémique, son club formateur a décidé de couper court aux spéculations. Dès dimanche soir, l'ASEC Mimosas, où Yalcouyé a grandi footballistiquement au sein de l'académie MimoSifcom, a publié un album photo retraçant tout le parcours du joueur, de son arrivée au centre de formation jusqu'à la signature de son premier contrat professionnel.

Les images, prises année après année à partir de 2018, montrent l'évolution physique du joueur depuis l'adolescence et visent à démontrer, faits à l'appui, la cohérence de son âge officiel.

Selon son état civil, Malick Junior Yalcouyé est né le 18 novembre 2005 à Bandiagara, au Mali. Il a rejoint l'académie de l'ASEC Mimosas dès l'âge de 12 ans et y est resté plusieurs années avant de s'envoler pour l'Europe, d'abord du côté du club suédois IFK Göteborg, puis à Brighton, où il a également connu des prêts à Sturm Graz, avec qui il a remporté le championnat autrichien, puis à Swansea City.

La piste de l'alopécie chronique

En parallèle de la sortie de l'ASEC Mimosas, une explication d'ordre médical a également circulé pour tenter de mettre fin au débat. Le journaliste et chroniqueur ivoirien Dobe Aboubacar, connu pour son suivi rapproché de la sélection nationale, a affirmé sur les réseaux sociaux que Malick Yalcouyé souffrirait d'une alopécie chronique, une pathologie caractérisée par une perte progressive et parfois précoce des cheveux.

Il a par ailleurs rappelé que le joueur appartenait à la même génération de formation que d'autres talents passés par l'ASEC Mimosas, comme Oumar Diakité ou Bazoumana Touré, glissant que, hormis cette calvitie, il s'agissait bel et bien d'un « gamin ».

Cette explication, largement reprise dans la presse sportive ivoirienne et internationale, n'a toutefois été confirmée ni par Malick Yalcouyé lui-même, ni par Brighton, ni par aucune source médicale officielle. Elle reste, à ce stade, une hypothèse avancée publiquement sans validation clinique.

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Un talent qui a déjà convaincu son entraîneur

Reste que sur le terrain, Malick Yalcouyé n'a laissé planer aucun doute sur son niveau. Repéré en Suède, où il évoluait à peine quelques mois avant d'être transféré à Brighton pour environ 6 millions de livres, l'Ivoirien avait déjà séduit par sa débauche d'énergie et son sens du pressing, des qualités qui lui ont valu des comparaisons avec N'Golo Kanté durant son passage en Allsvenskan.

Son entraîneur à Brighton, Fabian Hürzeler, avait salué sa performance face à Chelsea, mettant en avant sa personnalité et son potentiel, tout en reconnaissant qu'il devra encore gagner en impact physique pour s'imposer durablement en Premier League.

De son côté, le journaliste spécialiste du football africain Romain Molina a préféré recentrer le débat sur le terrain. Pour lui, mieux vaut s'attarder sur la technique du jeune Ivoirien et sur sa progression constante depuis son arrivée en Europe, entre la Suède, l'Autriche et l'Angleterre, plutôt que sur son âge ou sa calvitie. Il le considère comme l'un des nouveaux visages à surveiller du côté de la sélection ivoirienne.

Pour l'instant, Malick Yalcouyé n'a réagi publiquement ni aux accusations sur son âge, ni à l'explication médicale avancée en son nom. Sur le terrain en tout cas, le message qu'il a envoyé dimanche à Stamford Bridge était sans ambiguïté.

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