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Mandat de dépôt de Katinan Koné : lors d'une conférence de presse, le PPA-CI dénonce un « kidnapping institutionnel » et parle de « terrorisme judiciaire »

Mandat de dépôt de Katinan Koné : lors d'une conférence de presse, le PPA-CI dénonce un « kidnapping institutionnel » et parle de « terrorisme judiciaire »
Réunie en conférence de presse dès le jeudi 10 septembre, la direction du PPA-CI a livré une déclaration, exigeant la libération immédiate de son 4ᵉ vice-président et accusant le pouvoir RHDP de vouloir museler l'opposition, voire d'en avoir après Laurent Gbagbo lui-même.
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La riposte n'aura pas tardé. Dès le jeudi 10 septembre 2026, alors que Justin Katinan Koné était toujours maintenu en garde à vue à la préfecture de police d'Abidjan, la direction du Parti des Peuples Africains-Côte d'Ivoire (PPA-CI) a tenu une conférence de presse pour rendre publique sa position, avant même l'annonce officielle, le lendemain vendredi 11 septembre, de son placement sous mandat de dépôt.

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Un basculement que le parti dit ne pas comprendre

Mandat de dépôt de Katinan Koné : lors d'une conférence de presse, le PPA-CI dénonce un « kidnapping institutionnel » et parle de « terrorisme judiciaire »

Devant la presse, le PPA-CI a expliqué que tout serait parti d'une convocation initiale pour des faits de diffamation, injures et fausses nouvelles, liés aux propos tenus par Justin Katinan Koné sur l'orpaillage illégal en Côte d'Ivoire. Mais le parti affirme que, « contre toute attente », son cadre a ensuite été « subitement inculpé pour des crimes d'une gravité démesurée ».

La direction du parti a ainsi dénoncé un dossier qui aurait basculé d'un simple délit de parole à une série de chefs d'accusation criminels : actes terroristes, attentat et complot contre l'autorité de l'État, participation à un mouvement insurrectionnel, et apologie de crimes de meurtre liés aux événements électoraux de 2025. Le parti a précisé que Justin Katinan Koné a ensuite été transféré à la Section antiterroriste, avant d'être déféré à l'ex-MACA.

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« Des prisonniers ambulants en sursis »

Dans son analyse développée face aux journalistes, le PPA-CI s'est montré sans détour. Le parti estime que cette procédure démontre que, sous le régime actuel, « tous les cadres du PPA-CI sont désormais des prisonniers ambulants en sursis », susceptibles d'être arrêtés à tout moment sur la base de faits, selon lui, éloignés du contexte réel.

La direction du parti est allée plus loin en interrogeant directement le pouvoir : « Le RHDP veut-il nous ramener à l'ère sombre du parti unique ? » Elle affirme que pour une simple tribune critiquant la gestion de l'orpaillage clandestin, un responsable de l'opposition se retrouve poursuivi pour terrorisme.

Le parti de Laurent Gbagbo a également évoqué un « harcèlement » visant ses lieutenants, qu'il présente comme une manière indirecte de viser l'ancien président, décrit comme « programmé pour être neutralisé ».

Lors de cette conférence de presse, la direction a par ailleurs rappelé que cette arrestation intervient alors que, selon le PPA-CI, plus de 1 000 prisonniers politiques seraient détenus dans le pays sans jugement, pour avoir notamment réclamé l'inscription de Laurent Gbagbo sur la liste électorale ou dénoncé la vie chère.

Une série de revendications fermes

Face à ce qu'elle qualifie de « terrorisme judiciaire », la direction du PPA-CI a formulé plusieurs exigences devant la presse. Elle condamne « avec la plus grande véhémence » ce qu'elle appelle un « kidnapping institutionnel » et réclame la libération immédiate et sans condition de Justin Katinan Koné, ainsi que celle des autres personnes qu'elle considère comme des prisonniers politiques.

Le parti dit prendre « à témoin l'opinion nationale et internationale » sur ce qu'il présente comme une dérive autocratique du pouvoir en place, et affirme sa détermination à poursuivre le combat pour la démocratie, sans se laisser intimider.

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La déclaration s'est achevée sur un appel à la mobilisation générale, invitant militants et sympathisants à se tenir prêts à opposer, selon les mots du parti, une « résistance pacifique mais farouche à l'arbitraire ». La direction du PPA-CI a annoncé, à l'issue de cette conférence de presse, qu'elle se réunirait en urgence pour statuer sur la conduite à tenir.

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