Publicité

Qualification quart de finale CAN 2025 : À 10 contre 11, le Mali tient en échec la Tunisie en s’imposant aux tirs au but !

L'équipe Malien après la victoire face à la Tunisie
Au terme d’un combat épique de 120 minutes disputé en infériorité numérique, les Aigles du Mali ont éliminé la Tunisie (1-1, 3-2 TAB), prouvant au monde que le Mali est bien là pour gagner la coupe d'Afrique.
Publicité

Le football africain nous a souvent offert des miracles, mais celui de ce soir restera gravé dans les annales du sport malien. Face à une Tunisie impitoyable et maîtresse de ses nerfs, les Aigles du Mali ont dû affronter l'impossible : jouer la quasi-totalité d'un huitième de finale de CAN en infériorité numérique. Entre les larmes de l'expulsion, la fureur de l'égalisation à la dernière seconde et l'extase des tirs au but, ce match n'était pas qu'une simple rencontre de football, mais une véritable épreuve de force mentale.

Publicité

Une résistance héroïque en infériorité numérique

Le tournant du match est arrivé bien plus tôt que prévu. Dès la 27ème minute, le défenseur malien Woyo Coulibaly est renvoyé aux vestiaires après un tacle jugé dangereux. Réduits à 10, les Maliens auraient pu s'écrouler face à l'expérience tactique de la Tunisie. Pourtant, c’est l’inverse qui s’est produit. Organisés en un bloc compact et solidaire, les hommes d'Éric Chelle ont transformé le terrain en une forteresse infranchissable, tenant tête aux Aigles de Carthage pendant plus de 120 minutes de souffrance et de courage.

Un ascenseur émotionnel jusqu'au bout de la nuit

Publicité

Le stade a retenu son souffle à la 88ème minute lorsque le Tunisien Firas Chaouat a ouvert le score, semblant briser les cœurs maliens. Mais l'ADN de cette équipe réside dans son refus de la défaite. Dans un dernier élan de rage, le Mali obtient un penalty à la 90+6ème minute. Lassine Sinayoko ne tremble pas et égalise, envoyant les deux équipes en prolongation. Malgré la fatigue extrême due à l'infériorité numérique, les Maliens n'ont rien lâché, poussant la Tunisie jusqu'à l'épreuve fatidique.

Djigui Diarra : Le mur infranchissable des tirs au but

La séance de tirs au but a révélé un héros national. Djigui Diarra, le portier malien, a livré une prestation magistrale en détournant les tentatives tunisiennes avec un calme olympien. Sacré Homme du Match, il a permis d'effacer l'échec initial de son capitaine Yves Bissouma et de l'attaquant Nene Dorgeles. C’est finalement le sang-froid d'El Bilal Touré, auteur du dernier tir réussi, qui a scellé cette victoire historique (3-2 aux TAB). La Tunisie, malgré sa supériorité numérique pendant près de 100 minutes, a dû s'avouer vaincue face à la force mentale malienne.

Bamako en fête

Au dernier tir réussi d'El Bilal Touré, l'explosion de joie ne s'est pas limitée au stade. Le Mali a basculé dans une liesse populaire sans précédent. Les supporters ont célébré leur qualification pour les quarts de final et la ténacité donc ont fais les Aigles du Mali. Cette qualification, acquise dans la douleur et le sacrifice, renforce l'union sacrée derrière une équipe qui semble désormais capable de soulever des montagnes. Le message est clair : à 10 ou à 11, le Mali est un prétendant sérieux au titre.

Publicité
Publicité