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Salon International de l’Agriculture (SIA) 2026 : la Côte d’Ivoire en vitrine stratégique d’un modèle agricole en mutation

Le stand de la Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur au SIA 2026/ (©A.M.)
Invitée d'honneur de la 62e édition du SIA à Paris, la Côte d'Ivoire ne vient plus seulement exposer, elle vient s'imposer. La première puissance agricole d'Afrique de l'Ouest dévoile sa nouvelle doctrine : une souveraineté durable qui conjugue transformation locale et exigences climatiques mondiales.
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Dans les allées du Parc des Expositions, le pavillon ivoirien attire les regards. Sur un stand majestueux de 445 m², le pays expose la richesse de ses filières emblématiques : cacao, café, anacarde, hévéa, palmier à huile, fruits tropicaux.

Aux côtés du président français Emmanuel Macron, l’ouverture officielle a mis en lumière une coopération agricole historique entre Paris et Abidjan, désormais inscrite dans une logique de partenariat « d’égal à égal ».

« C’est un partenariat fort, durable, tourné vers nos préoccupations communes », a souligné le chef de l’État français, insistant sur la transformation en cours des filières ivoiriennes vers des modèles plus responsables.

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Le stand de la Côte d'Ivoire, pays invité d'honneur au SIA 2026

Un stand de 445 m², vitrine d’une puissance agricole africaine

La présence ivoirienne ne relève pas du symbole. Elle traduit une ambition structurée : consolider l’accès aux marchés européens tout en valorisant la montée en gamme des productions nationales.

L’Europe demeure une destination stratégique. Entre 30 et 35 % du caoutchouc ivoirien y est exporté. Au-delà des volumes, c’est la dimension qualitative qui est mise en avant : traçabilité renforcée, certification environnementale, transformation locale accrue.

Pour les responsables des filières, le Salon est un carrefour décisif. « C’est l’occasion de rencontrer nos partenaires et nos clients », rappellent-ils. La diplomatie agricole se joue autant sur les stands que dans les salles de négociation.

Agriculture et forêt : un changement de récit

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Autre axe central : la conciliation entre production agricole et préservation environnementale. Dans un contexte où la Côte d’Ivoire est régulièrement interpellée sur la question de la déforestation, les producteurs mettent en avant leurs pratiques responsables.

Le message est clair : l’agriculture ne serait pas l’ennemie de la forêt, mais son alliée potentielle. Programmes de reboisement, agroforesterie, traçabilité des chaînes de valeur : le pays entend démontrer que la transition écologique peut s’articuler avec la performance économique.

Cette évolution est stratégique. Elle répond aux nouvelles exigences réglementaires européennes, notamment en matière d’importations liées à la déforestation, et repositionne la Côte d’Ivoire comme fournisseur conforme aux standards internationaux.

Un pilier économique national

L’invitation d’honneur n’est pas anodine. L’agriculture représente près de 22 % du PIB ivoirien et fait vivre environ 60 % de la population active. Elle demeure l’un des moteurs structurants de l’économie nationale.

Être mis à l’honneur au Salon International de l’Agriculture, c’est donc affirmer un statut : celui de géant agricole africain en phase de transformation.

L’objectif affiché par la délégation ivoirienne est explicite : construire des partenariats durables, enrichir les coopérations existantes et inscrire la souveraineté alimentaire au cœur du développement.

Le 26 février, journée dédiée à la Côte d’Ivoire, plusieurs membres du gouvernement ivoirien présenteront les potentialités sectorielles du pays, de l’agro-industrie à l’innovation rurale.

Au-delà de l’exposition, la présence ivoirienne à Paris traduit une ambition plus large : faire de l’agriculture non seulement un levier économique, mais un outil stratégique d’influence et de repositionnement sur l’échiquier agroalimentaire mondial.

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