Affaire « chat noir » : Apoutchou National sort du silence et implore le pardon de ses « mamans féministes »
La pression commençait visiblement à peser. Après la plainte déposée par Stop au Chat Noir, La Ligue et la Coalition des Organisations et Militantes Féministes de Côte d'Ivoire (COMFEMINISTECI), Apoutchou National a choisi de réagir publiquement, via une publication largement partagée sur ses réseaux sociaux.
« L'erreur est humaine, mais le pardon est divin »
Dans ce message, l'influenceur affirme ne pas avoir attendu la plainte des organisations pour mesurer la gravité de ses propos. Il rappelle avoir présenté ses excuses dès le lendemain de la diffusion de sa vidéo, et assure avoir reçu personnellement la jeune femme qui avait raconté son histoire lors de son live, afin de s'excuser directement auprès d'elle et de lui apporter un soutien financier.
Il qualifie sa sortie sur les « chats noirs » de reprise maladroite d'une blague empruntée à un humoriste, une plaisanterie selon lui allée au-delà de sa pensée. S'adressant directement aux féministes qu'il surnomme ses « mamans », il dit admirer leur combat et insiste sur le fait qu'il ne se considère pas comme un adversaire des femmes.
Des œuvres sociales mises en avant
Pour appuyer sa défense, Apoutchou National met en avant son engagement social, évoquant son action quotidienne auprès des femmes, des veuves et des orphelins à travers ses « missionnaires ». Il cite notamment un geste récent en faveur d'une nounou, à qui il dit avoir offert un logement ainsi qu'un fonds de commerce pour l'aider à devenir autonome.
L'influenceur conclut son message en implorant, avec insistance, le pardon des organisations féministes et de sa communauté, affirmant que sa mission est de « construire » et non de « détruire ».
Une sortie qui intervient dans un climat déjà tendu pour l'influenceur, englué depuis plusieurs mois dans des démêlés judiciaires liés à une affaire de blanchiment de capitaux, et qui n'a pour l'instant pas suffi à calmer la colère des associations à l'origine de la plainte.