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CAN 2032 : la Guinée officialise sa proposition d'une candidature commune avec le Sénégal,

CAN 2032 : la Guinée officialise sa proposition d'une candidature commune avec le Sénégal,
La Fédération guinéenne a transmis une lettre officielle à son homologue sénégalaise pour organiser ensemble la CAN 2032. Objectif affiché : contrer le projet du bloc sahélien AES.
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Le football ouest-africain s'apprête-t-il à vivre un nouvel axe de coopération ? Le 31 juillet 2026, la Fédération guinéenne de football (Feguifoot) a adressé un courrier officiel à son homologue sénégalaise pour lui proposer d'unir leurs forces autour d'une candidature conjointe à l'organisation de la Coupe d'Afrique des nations 2032. Une main tendue qui, si elle est acceptée, pourrait faire basculer l'équilibre des forces dans la course à l'accueil de la compétition continentale.

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Une lettre pour sceller une alliance

C'est le secrétaire général de la Feguifoot, Ibrahima Barry, qui a signé cette correspondance datée du 31 juillet et adressée à la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le contenu de la lettre, révélé par le quotidien privé sénégalais Sud Quotidien, ne laisse planer aucun doute sur les intentions guinéennes : une candidature commune constituerait un symbole fort de fraternité, d'intégration et de coopération sous-régionale, tout en permettant aux deux pays de mettre en commun leurs expériences, leurs capacités organisationnelles et leurs infrastructures.

Trois arguments structurent la proposition guinéenne. D'abord la continuité géographique, avec une frontière commune censée fluidifier la circulation des supporters. Ensuite les liens historiques entre les deux peuples. Enfin, et c'est sans doute l'argument le plus concret, la mutualisation des coûts pour une compétition à 24 nations dont les exigences logistiques et infrastructurelles ne cessent de grimper.

La Guinée veut tourner la page de 2025

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Pour Conakry, cette démarche a aussi une dimension réparatrice. En 2022, la Confédération africaine de football avait retiré à la Guinée l'organisation de la CAN 2025, faute d'infrastructures suffisantes, avant de confier le tournoi au Maroc. Le président Mamadi Doumbouya et son Premier ministre Amadou Oury Bah ont depuis relancé les ambitions guinéennes en officialisant, le 20 août dernier, la candidature du pays pour les éditions 2032 et 2036.

S'associer au Sénégal permettrait à la Guinée de présenter un dossier plus crédible aux yeux de la CAF, tout en s'appuyant sur des infrastructures sénégalaises plus récentes pour compenser un parc qui reste à moderniser à Conakry. Répartir les matchs entre les deux pays allégerait mécaniquement la pression financière qui pèse sur Conakry.

Dakar déjà sur les rangs

Côté sénégalais, le terrain n'est pas vierge. Dès le mois de mai, l'ex-ministre des Sports Khady Diène Gaye avait confirmé devant l'Assemblée nationale que le Sénégal préparait activement son dossier pour l'organisation de la CAN 2032. Le pays de la Teranga met en avant des infrastructures sportives et logistiques modernisées, notamment dans le sillage des Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar, prévus en octobre prochain. Le Sénégal n'a plus accueilli la compétition continentale depuis 1992.

La proposition guinéenne pourrait donc venir renforcer un dossier déjà en construction plutôt que le concurrencer. Reste à savoir si la FSF donnera une suite favorable à cette main tendue.

Un duel qui s'annonce face au bloc sahélien

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Cette potentielle alliance ouest-africaine ne se joue pas dans le vide. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, réunis au sein de l'Alliance des États du Sahel (AES), ont déjà manifesté leur volonté de déposer une candidature commune pour la même échéance. Un ticket Guinée-Sénégal, s'il se concrétise, opposerait ainsi deux blocs régionaux dans une bataille diplomatique et sportive inédite pour l'Afrique de l'Ouest.

La CAF a ouvert début juillet la fenêtre de dépôt des dossiers pour les éditions 2028, 2032 et 2036, avec un cahier des charges élaboré avec l'appui du cabinet PwC. Le calendrier impose désormais une réponse rapide de la part de Dakar. Si le Sénégal accepte l'offre guinéenne, le duo disposerait potentiellement d'un dossier plus solide que celui d'une Guinée candidate seule, avec la possibilité de répartir les villes hôtes, les stades et une partie du montage institutionnel du projet entre les deux capitales.

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