CAN 2025 : 4 matchs de suspension et 20 000 dollars d’amende… la CAF sanctionne Samuel Eto’o
Un quart de finale sous haute tension
Le quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 opposant le Cameroun au Maroc, disputé le 9 janvier à Rabat, s’est soldé par une défaite des Lions Indomptables (0-2). Une élimination douloureuse, marquée par de vives tensions au coup de sifflet final.
Au cœur de la polémique : l’arbitrage de Dahane Beida, vivement critiqué par le camp camerounais. Plusieurs décisions ont suscité l’incompréhension, notamment un refus d’intervention de la VAR après un contact dans la surface marocaine impliquant Bryan Mbeumo. Frustrés, des membres de l’encadrement technique camerounais ont tenté d’interpeller l’arbitre à l’issue de la rencontre, une situation qui a nécessité l’intervention du service de sécurité.
Dans ce climat tendu, le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) Samuel Eto’o a été aperçu dans des échanges tendus et des gestes d’humeur à l’encontre de Fouzi Lekjaa, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF), ainsi que d’autres officiels de la CAF
Une enquête disciplinaire ouverte par la CAF
Quelques jours après ces incidents, la Confédération africaine de football a annoncé l’ouverture d’une procédure disciplinaire visant des comportements jugés « contraires à l’éthique sportive ». Cette enquête concernait également d’autres rencontres à polémique du tournoi, notamment le quart de finale Algérie – Nigeria, signe d’un malaise plus large autour de l’arbitrage durant cette CAN 2025.
Une sanction lourde et immédiate
Par décision n° DC23312, rendue le 13 janvier 2026, le Jury disciplinaire de la CAF a finalement tranché : quatre matchs de suspension à l’encontre de Samuel Eto’o Fils, assortis d’une amende de 20 000 dollars américains (environ 17 000 euros).
Cette sanction prive le président de la FECAFOOT de toute activité officielle lors des prochaines compétitions impliquant le Cameroun sous l’égide de la CAF, avec un impact direct sur la représentation institutionnelle du football camerounais.
La réaction de la FECAFOOT
La riposte de la Fédération camerounaise de football ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel daté du 14 janvier 2026, signé par son secrétaire général Isaac Mandong Noé, la FECAFOOT dit avoir pris connaissance de la décision tout en exprimant de profondes réserves.
La Fédération relève que cette décision, ayant conduit à une suspension de quatre matchs assortie d’une amende, est dépourvue de toute motivation explicite
souligne le communiqué.
Plus encore, l’instance fédérale met en cause la procédure ayant conduit à cette sanction :
La procédure expresse aboutissant à cette décision soulève de sérieuses réserves au regard des exigences fondamentales d’un procès équitable.
Tout en respectant les textes et les institutions, la FECAFOOT annonce que son président entend exercer les voies de recours prévues, dans les délais réglementaires.
Un soutien réaffirmé à Samuel Eto’o
En conclusion de son communiqué, la Fédération camerounaise a tenu à réaffirmer son soutien constant à Samuel Eto’o, tout en rappelant son attachement à une justice sportive crédible et transparente :
La FECAFOOT réaffirme son soutien constant à son Président et son attachement au respect des principes gouvernant une justice disciplinaire crédible.
Cette affaire intervient dans un contexte particulier pour l’ancien capitaine des Lions Indomptables, déjà suspendu par la FIFA en 2024 pour d’autres manquements, et régulièrement au cœur des débats sur la gouvernance du football africain.
Cette sanction de la CAF contre Samuel Eto'o montre une volonté de fermeté, mais elle relance aussi le débat sur les erreurs d'arbitrage durant cette CAN. Alors que le Cameroun conteste déjà cette décision, l'affaire pourrait bien se terminer devant les tribunaux sportifs. Reste à savoir si ce bras de fer va calmer les tensions ou, au contraire, aggraver la crise entre la fédération camerounaise et les instances du football africain.