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Côte d’Ivoire : Cahié Kunta condamné à trois mois de prison ferme, quelle suite pour le président des Chapeaux Rouges ?

Côte d’Ivoire : Cahié Kunta condamné à trois mois de prison ferme, quelle suite pour le président des Chapeaux Rouges ?
Le tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau a rendu son jugement ce jeudi 5 novembre 2026, neuf jours après l’incarcération du président des Chapeaux Rouges. Peine, amende, dommages et intérêts, recours envisagé : le point sur la décision.
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Le verdict est tombé. Cahié Kakou Guy Joël, plus connu sous le nom de Cahié Kunta sur les réseaux sociaux et à la tête du mouvement Les Chapeaux Rouges, a été condamné à trois mois d’emprisonnement ferme. Il était détenu depuis le 27 octobre, après une convocation à la Plateforme de lutte contre la cybercriminalité (PLCC).

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Côte d’Ivoire : Cahié Kunta condamné à trois mois de prison ferme, quelle suite pour le président des Chapeaux Rouges ?

Ce que retient le tribunal

La justice l’a reconnu coupable de trouble à l’ordre public, d’invectives et de diffusion de fausses nouvelles au moyen d’un système d’information. Ce sont les trois faits qui lui étaient reprochés dès son arrestation.

En plus de la peine de prison, Cahié Kunta devra s’acquitter d’une amende de 100 000 FCFA et verser 500 000 FCFA de dommages et intérêts à l’un des plaignants, propriétaire d’une boulangerie. Le parquet avait requis 12 mois de prison ferme, selon son avocat, Me Léon-Paul Boto.

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Trois parties civiles dans le dossier

Toujours selon Me Boto, trois parties civiles étaient engagées dans la procédure : la BNI, l’institut LKLM et un boulanger. La présence de la BNI recoupe l’information déjà évoquée après l’arrestation, celle d’une plainte pour diffamation. Les comptes rendus disponibles ne précisent pas, en revanche, la situation des deux autres parties civiles au regard des dommages et intérêts.

Des excuses à la barre

Devant les juges, Cahié Kunta a présenté ses excuses. Tout en jugeant son combat légitime, il a reconnu que « la manière n’était peut-être pas la bonne ». Son avocat dit avoir plaidé sur l’impact de ses actions dans le quotidien des Ivoiriens.

Un recours envisagé

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La défense n’entend pas en rester là. Me Léon-Paul Boto juge la décision un peu sévère et indique disposer, avec son client, d’un délai de 20 jours pour décider de la voie de recours à emprunter. Sur l’état de Cahié Kunta, l’avocat explique que la détention est difficile mais que son client se porte bien.

De la PLCC au tribunal : le fil de l’affaire

Tout a commencé le lundi 26 octobre, lorsque Cahié Kunta s’est présenté à la PLCC après une convocation. Retenu dans les locaux pour la nuit, il a été déféré devant le parquet le lendemain, puis placé sous mandat de dépôt au Pôle pénitentiaire d’Abidjan, l’ex-MACA. Les Chapeaux Rouges ont rendu l’information publique par un communiqué daté du 31 octobre, qui faisait état d’un trouble à l’ordre public lié à une vidéo sur les gbakas et Canal+, d’invectives et de diffusion de fausses informations.

Né le 5 décembre 2025, le mouvement se présente comme citoyen et engagé contre la cherté de la vie et les injustices sociales. Il s’est fait connaître par des vidéos et des actions sur les loyers à Abidjan, les tarifs de transport et les prix des produits de grande consommation, avant de s’attaquer aux 200 FCFA de frais ajoutés par Canal+ Côte d’Ivoire, un dossier porté jusqu’au Conseil d’État en août.

Reste à savoir si la défense fera appel dans le délai de 20 jours, et ce qu’il adviendra des combats des Chapeaux Rouges, à commencer par la procédure engagée contre Canal+, maintenant que leur président est condamné.

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