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Côte d'Ivoire : qui est Kadjo Fodjo Abo, nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature ?

Côte d'Ivoire : qui est Kadjo Fodjo Abo, nouveau président du Conseil supérieur de la magistrature ?
Magistrat de carrière, écrivain et chef traditionnel, Kadjo Fodjo Abo a été nommé président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) par décret présidentiel du mercredi 23 septembre 2026.
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Selon le communiqué de la Présidence de la République, signé par la Secrétaire générale Masséré Touré-Koné, le président Alassane Ouattara a signé ce mercredi 23 septembre 2026 un décret de nomination au titre du Conseil supérieur de la magistrature. Monsieur Kadjo Fodjo Abo, magistrat hors hiérarchie, groupe A échelon unique, précédemment Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, est nommé président du Conseil supérieur de la magistrature.

Il succède à Mamadou Koné, nommé à la tête du CSM le 21 juillet 2023 et décédé le 8 avril 2024 à l'âge de 71 ans.

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Un enfant du Zanzan

Kadjo Fodjo Abo est né le 1er janvier 1959 à Adoumkrom, un village abron du Nord-Est de la Côte d'Ivoire, dans la sous-préfecture d'Appimandoum, département de Bondoukou.

Il fait ses premières classes à l'École primaire publique d'Adoumkrom, avant d'entrer au Lycée moderne de Bondoukou en 1971. Bachelier en 1978, il s'inscrit à la Faculté de droit de l'Université d'Abidjan. En 1982, il intègre la section internationale de l'École nationale de la magistrature, à Paris, dont il sort en 1984.

Plus de quarante ans au service de la justice

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Sa carrière débute la même année comme substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance d'Abidjan. Il y devient ensuite juge d'instruction, de 1986 à 1989, avant d'être affecté comme juge à la section de tribunal de Sassandra (1989-1991), puis à celle de Soubré (1991-1992).

Son parcours le mène aussi vers la haute administration. Il est directeur de cabinet du ministre de la Sécurité intérieure de 1992 à 1993, puis du ministre de la Sécurité de 1993 à 1996, avant d'occuper le poste de sous-directeur de la Législation au ministère de la Justice de 1996 à 1999. Il a également été directeur de cabinet du ministre de la Justice, des Droits de l'Homme et des Libertés publiques, Procureur général près la Cour d'appel de Bouaké et premier vice-président de la Conférence des chefs de cours et de tribunaux de Côte d'Ivoire.

Depuis mai 2014, il occupait les fonctions d'Inspecteur général des services judiciaires et pénitentiaires, chargé du contrôle interne des juridictions et des établissements pénitentiaires du pays. Il présidait en outre, depuis le 22 décembre 2017, le Conseil de discipline des services pénitentiaires.

Sur le plan international, il a siégé à la Commission supérieure des recours de l'Organisation africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), à Yaoundé. Il a aussi été formateur à l'École de la magistrature et des professions judiciaires d'Abidjan, et directeur de publication de la revue Notre Police.

Un magistrat écrivain

Passionné de lettres et de philosophie depuis le lycée, Kadjo Fodjo Abo a mené en parallèle de sa carrière une œuvre d'écrivain. Il est l'auteur d'une quinzaine d'ouvrages, principalement des essais publiés aux Éditions L'Harmattan, consacrés aux phénomènes de société, à la morale et aux valeurs civiques. Parmi ses titres figurent La pratique de la terreur au nom de... (2009), Pour un véritable réflexe patriotique en Afrique (2011) et Lettres confessionnelles (2012).

Attaché à la neutralité qu'impose sa fonction, il a toujours affirmé ne pas être un homme politique.

Son œuvre lui a valu le Prix haut de gamme pour la littérature en 2008 et le 2e Prix d'Excellence pour la littérature en 2017. Il est commandeur de l'Ordre du mérite de la Fonction publique, officier de l'Ordre national et chevalier de l'Ordre du mérite culturel.

Un chef traditionnel

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Organe constitutionnel, le Conseil supérieur de la magistrature contribue à garantir l'indépendance de la magistrature et traite notamment des questions de carrière et de discipline des magistrats. En tant que président, Kadjo Fodjo Abo aura la charge de conduire les travaux de cette institution clé de l'appareil judiciaire ivoirien, dont la présidence était vacante depuis le décès de son prédécesseur en avril 2024.

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