Janvier ou « Janviosité » : Comment survivre au mois qui dure 60 jours ?
On connaît tous cette sensation. Le 1er janvier à minuit, on s'embrasse, on rit, on est plein d'espoir. Puis, le 3 janvier, le silence retombe. Les lumières s’éteignent, les invités partent, et soudain, le facteur dépose les factures. Bienvenue dans la Janviosité.
Ce n'est pas juste un mois sur le calendrier, c'est un état d'esprit, une traversée du désert où chaque minute semble durer une heure. Officiellement, janvier compte 31 jours. Officieusement ? On a l'impression qu'il en fait au moins 60.
Le réveil brutal : Quand la magie s'évapore
En décembre, on était les rois du monde. On a "gâté le coin", multiplié les cadeaux, les sorties et les repas interminables. On s'est dit : « On verra ça en janvier ».
Eh bien, nous y sommes. Le corps est lourd des excès de gras et de sucre, et le compte en banque, lui, est devenu étrangement léger. On se retrouve à calculer le prix du moindre morceau de pain, en attendant un salaire qui semble avoir été programmé pour l'année prochaine. C'est ça, la réalité de la janviosité : un retour sur terre sans parachute.
Janvier, le mois des bilans (forcés)
La janviosité marque une période de transition brutale. Après l’excitation des fêtes, vient le moment de faire face à la réalité : financière, physique et mentale.
C’est souvent en janvier que l’on regarde enfin ses relevés bancaires en détail, que l’on mesure réellement l’impact des dépenses de fin d’année. Cadeaux, repas, déplacements, tenues, imprévus… Tout s’additionne. Résultat : beaucoup se retrouvent à découvert, à zéro, ou obligés de serrer la ceinture.
Mais ce mois n’est pas seulement synonyme de restrictions. Il est aussi le moment idéal pour faire le point, prendre du recul et décider comment avancer.
Les défis de la janviosité
La janviosité ne se limite pas à un portefeuille vide. Elle s’accompagne souvent de :
une fatigue physique liée aux excès des fêtes,
une pression psychologique liée aux résolutions du Nouvel An,
un sentiment de frustration face aux contraintes financières.
C’est un mois où l’on se sent parfois coincé entre l’envie de repartir à zéro et l’impossibilité de le faire immédiatement.
Comment survivre à la janviosité (sans la subir)
1. Faire un bilan honnête, sans culpabiliser
Avant de chercher des solutions, il faut accepter la situation telle qu’elle est. Faire le point sur :
ce que l’on a dépensé,
ce qui était nécessaire,
ce qui relevait du plaisir ou de l’impulsion.
L’idée n’est pas de regretter, mais de comprendre. La culpabilité n’aide jamais à avancer.
2. Reprendre le contrôle de son budget
Janvier impose souvent une gestion plus stricte. Cela passe par :
un budget clair pour le mois,
la priorisation des dépenses essentielles,
la mise en pause des achats non urgents.
Même temporairement, cette organisation redonne un sentiment de maîtrise et réduit l’anxiété financière.
3. Adapter son quotidien
Survivre à la janviosité, c’est aussi revoir son mode de vie :
cuisiner plus souvent à la maison,
privilégier des repas simples mais nourrissants,
ralentir le rythme,
mieux dormir.
Ces ajustements permettent au corps et à l’esprit de récupérer après l’intensité des fêtes.
4. Penser au-delà de janvier
Même si le mois paraît interminable, il ne dure qu’un temps. Janvier est le bon moment pour :
anticiper les mois à venir,
prévoir une petite épargne dès que possible,
planifier les dépenses importantes de l’année.
Cela permet de transformer un mois difficile en point de départ plutôt qu’en échec.
4. Penser au-delà de janvier
Même si le mois paraît interminable, il ne dure qu’un temps. Janvier est le bon moment pour :
anticiper les mois à venir,
prévoir une petite épargne dès que possible,
planifier les dépenses importantes de l’année.
Cela permet de transformer un mois difficile en point de départ plutôt qu’en échec.
5. Tirer des leçons pour les prochaines fêtes
Enfin, la janviosité invite à réfléchir à notre rapport aux fêtes :
comment célébrer sans se mettre en difficulté financière ?
comment privilégier les moments plutôt que les dépenses ?
comment mieux anticiper pour éviter un mois de janvier sous tension ?
La janviosité est inconfortable, parfois pesante, mais elle est aussi révélatrice. Elle nous oblige à ralentir, à regarder la réalité en face et à poser les bases de l’année à venir.
Plutôt que de la subir, on peut apprendre à l’apprivoiser. Car derrière ce mois qui semble durer 60 jours se cache souvent une opportunité : celle de repartir plus conscient, plus organisé et, surtout, plus aligné avec ses priorités.