Selon le média RFI, ce sont une cinquantaine de véhicules pickup de type "azawad", 1 000 fusils d’assaut AK47 et 100 000 munitions qui ont été livrés au Burkina Faso. Ce pays combat inlassablement le terrorisme qui sévit dans la sous-région. Et la Côte d'Ivoire, pays voisin n'est pas épargnée. En effet, la Côte d’Ivoire et le Burkina-Faso partagent plus de 584 kilomètres de frontière. Et depuis 2019, les attaques terroristes au nord de la Côte d’Ivoire ont, selon les autorités ivoiriennes, une base arrière au Burkina-Faso. Face à toute cette inquiétude, la Côte d'Ivoire a décidé de poser cette action.
Le gouvernement ivoirien s'explique sur la livraison d'armes au Burkina
La Côte d'Ivoire a fait un don d’équipement militaire d’une valeur de plus de deux milliards de francs CFA au Burkina Faso. À l'issue du conseil des ministres du mercredi 22 mars, le gouvernement a donné les raisons de ce geste.
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Le porte-parole du gouvernement ivoirien, Amadou Coulibaly, a affirmé que la Côte d'Ivoire est pleinement dans son droit de faire livrer des armes au Burkina-Faso.
Pour le ministre de la Communication et de l'Economie Numérique : "Aucun pays ne peut lutter seul contre le terrorisme. C’est un combat asymétrique qui nécessite une grande solidarité des différents pays. C’est dans ce cadre que la Côte d’Ivoire l’a fait. Et la Côte d’Ivoire est pleinement dans son droit de le faire puisqu’elle est conforme à toutes ses recommandations de la communauté internationale".
Ce n'est pas une action nouvelle. En 2019, sous la présidence d’Alassane Ouattara à la conférence des chefs d’État de l’UEMOA, l’Union avait décaissé 50 milliards de FCFA en faveur des pays les plus touchés par le terrorisme. Il s'agissait de pays comme le Mali, le Niger et le Burkina-Faso "afin de leur permettre de faire face au terrorisme" comme le disait Amadou Coulibaly.