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Découvrez Porlahla Festival 2026 : La culture Sénoufo en plein rayonnement

Le boloye ou danses des panthères
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Comme le Vodoun Day au Bénin ou le Festival des Masques de Djem-So au Sénégal, la Côte d’Ivoire peut aujourd’hui s’enorgueillir de son événement phare dédié à la célébration des traditions ancestrales : le Festival Porlahla.
En langue sénoufo, Porlahla signifie “le temps du Poro et de l’épanouissement”, une expression forte dont l’étymologie porte en elle toute la philosophie de l’événement.

« Le temps du Poro » renvoie à la période sacrée de l’initiation, moment clé de l’éducation et de la structuration sociale en pays sénoufo.
« Ma période », au sens large, évoque quant à elle le temps de l’affirmation, celui où chacun peut dire : « C’est mon tour de prendre le relais ».
Ainsi, Porlahla est avant tout le temps de la transmission, celui où les Anciens les sachants passent le flambeau des valeurs, des arts et des coutumes aux jeunes générations les apprenants.

Du 5 au 7 février 2026, la ville de Kouto, dans la région de la Bagoué, a vibré au rythme de la 3ᵉ édition du Festival Porlahla, confirmant son statut de rendez-vous majeur du calendrier culturel africain.

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Porlahla Festival 2026

Aux sources du Porlahla : une vision enracinée

Créé en mai 2022 par deux fils de Kouto Koné Dossongui, grand homme d’affaires, le Festival Porlahla tire son nom de l’expression sénoufo signifiant « le temps du Poro et de l’épanouissement ».
Pensé dès l’origine comme une biennale, il vise à préserver et promouvoir l’identité sénoufo tout en l’inscrivant dans les dynamiques culturelles contemporaines.

Après une première édition fondatrice en 2022, puis une montée en puissance en 2024 avec plus de 70 000 visiteurs, l’édition 2026 marque un tournant historique.

La sortie des initiés : le cœur sacré du Porlahla

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La sortie des initiés au poro lors du Porlahla Festival 2026

Moment hautement symbolique et chargé d’émotion, la sortie des nouveaux initiés a constitué l’un des temps forts de cette 3ᵉ édition.
Ils étaient environ 1 000 initiés, venus des régions du Poro, du Tchologo, du Béré, du Hambol et de la Bagoué, à faire leur apparition solennelle au Porlahla Festival.

Ce rite majeur, profondément ancré dans la tradition sénoufo, a rappelé à tous que Porlahla n’est pas seulement une célébration populaire, mais aussi un espace sacré de continuité culturelle, où l’initiation demeure le socle de l’identité collective.

2026 : une édition réussie

Placée sous le thème évocateur « Nos racines, nos ailes », la 3ᵉ édition du Festival Porlahla a rassemblé des milliers de festivaliers en trois jours, doublant quasiment la fréquentation de l’édition précédente.

Au programme :

  • Rites initiatiques et sorties de masques sacrés,

  • Danses traditionnelles et performances contemporaines,

  • Foire artisanale dynamique,

  • Assises universitaires, innovation majeure de cette édition, réunissant chercheurs, universitaires et chefs traditionnels autour des enjeux de transmission du patrimoine immatériel à l’ère du numérique.

Le point d’orgue des festivités fut le giga-concert du groupe Magic System, symbole parfait du pont entre modernité musicale et héritage culturel.

Assises universitaires : penser la culture pour mieux la projeter

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Le Porlahla, ce n'était pas que les danses, chants c'était aussi des formations avec les Assises universitaires, organisées les 3 et 4 février 2026 à Kouto, qui a réuni chercheurs, penseurs, universitaires et acteurs culturels autour d’un dialogue fécond sur la place de la culture sénoufo dans les sociétés africaines contemporaines.

Plus qu’un simple espace de réflexion, ces assises ont été un lieu de projection, interrogeant la transmission du patrimoine immatériel à l’ère du numérique et les mécanismes de valorisation durable des cultures traditionnelles.

Un carrefour culturel international

Porlahla 2026 a confirmé sa dimension internationale avec la participation de sept pays, transformant Kouto en véritable carrefour des cultures :

  • Afrique du Sud : danses puissantes de la troupe zoulou

  • Bénin et Togo : sorties mystiques des Zangbéto

  • Mali et Sénégal : expressions spirituelles et initiatiques

  • Ghana, Chine et Espagne : ouverture interculturelle saluée par le public

Cette diversité a offert un dialogue rare entre traditions africaines et cultures du monde, démontrant que les valeurs portées par les rites sénoufo sont universelles.

Les dogons du Mali

Magic System : une clôture en communion

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Le groupe Magic système lors du Porlahla Festival 2026

Le concert de clôture a vu le groupe mythique Magic System faire chanter et danser des milliers de personnes, scellant l’événement dans une communion joyeuse et populaire.
Un moment fort, symbole de l’alliance réussie entre modernité musicale et héritage culturel, qui restera gravé dans les mémoires.

Un soutien institutionnel fort

L’édition 2026 a bénéficié d’un appui institutionnel de haut niveau, marqué notamment par la présence de la Première ministre Mariam Koné et du parrain de l’édition, Téné Birahima Ouattara, ministre d’État, ministre de la Défense.
Une reconnaissance qui confirme le rôle stratégique du Porlahla dans la diplomatie culturelle et le développement local.

Un modèle de sauvegarde et de projection

Malgré les défis logistiques liés à une telle affluence, le Festival Porlahla 2026 a tenu toutes ses promesses. En réussissant l’alliance entre tradition, recherche académique et création contemporaine, il s’impose comme un modèle africain de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel.

Quatre ans après sa création, le pari de ses fondateurs est pleinement réussi : faire de Kouto une vitrine internationale de l’excellence culturelle sénoufo.

Le boloye ou danses des panthères

Rendez-vous est d’ores et déjà pris pour 2028, pour une 4ᵉ édition qui s’annonce comme un nouveau sommet de la diplomatie culturelle africaine.

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