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Affaire Epstein : le PDCI-RDA demande des explications au gouvernement ivoirien et exige la transparence

Jeffrey Epstein
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Le 17 février 2026 à Abidjan, le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire, Rassemblement Démocratique Africain (PDCI-RDA) a publié une déclaration officielle relative aux développements internationaux liés à l’affaire Epstein et à ses possibles ramifications en Côte d’Ivoire.

Sans formuler d’accusations directes, le parti d’opposition affirme poser des questions « sérieuses » et réclamer des réponses claires de la part des autorités ivoiriennes.

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L’affaire Epstein ?

L’affaire concerne Jeffrey Epstein, financier américain au cœur d’un vaste réseau d’exploitation sexuelle de mineures.

En 2008–2009, il avait été condamné aux États-Unis pour des infractions sexuelles impliquant des mineures, dans le cadre d’un accord judiciaire controversé. Arrêté de nouveau en 2019 pour trafic sexuel de mineures, il est mort en détention à New York la même année. Depuis, l’affaire continue d’alimenter enquêtes, révélations et interrogations à l’échelle internationale, notamment en raison de ses liens avec des personnalités influentes dans plusieurs pays comme la Côte d'Ivoire selon certains médias.

C’est dans ce contexte que le PDCI-RDA affirme suivre « avec une grande préoccupation » les développements internationaux et leurs éventuelles implications.

Des « interrogations sérieuses » concernant la Côte d’Ivoire

Dans son communiqué, le PDCI-RDA estime que cette affaire dépasse le simple scandale international et met en lumière des réseaux d’influence, de complicités protégées et de systèmes de protection au plus haut niveau dans plusieurs pays.

Le parti souligne que, selon certaines informations relayées par la presse internationale et les réseaux sociaux, des personnalités proches des cercles du pouvoir ivoirien contemporaines ou défuntes seraient citées dans des discussions liées aux investigations internationales.

Le PDCI-RDA précise ne pas formuler d’accusations, mais considère que ces éléments justifient des clarifications officielles.

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La question des relations passées et des années 2011–2012

Un point central du communiqué concerne la chronologie.

Le parti demande explicitement si le gouvernement ivoirien avait connaissance du passé judiciaire de Jeffrey Epstein condamné aux États-Unis en 2008–2009 au moment où des interactions, contacts ou relations d’affaires auraient été engagés avec lui ou son réseau autour des années 2011–2012.

La question posée est politique et morale :
Les autorités pouvaient-elles ignorer les antécédents judiciaires déjà publics à cette période ?

Surveillance numérique et accords sécuritaires

Autre volet sensible du communiqué : la signature d’accords d’assistance sécuritaire avec des partenaires étrangers, notamment dans le domaine de la surveillance des communications téléphoniques et numériques.

Le PDCI-RDA rappelle que, dans plusieurs pays, ces technologies ont parfois été utilisées pour espionner opposants, journalistes et citoyens. Dans ce contexte, il interroge l’usage réel de ces dispositifs en Côte d’Ivoire :

Servent-ils exclusivement la sécurité nationale ou participent-ils à un contrôle politique des citoyens ?

Le parti insiste sur le fait que, dans une démocratie véritable, la surveillance ne peut se faire dans l’opacité.

« L’exigence morale est absolue »

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Le communiqué adopte un ton ferme sur la question de l’exploitation sexuelle de mineurs. Le PDCI-RDA affirme que le gouvernement ne peut se réfugier derrière le silence ni derrière l’argument de la « rumeur » lorsque des soupçons aussi graves sont évoqués.

Il soutient que :

  • Si les faits sont faux, ils doivent être clairement démentis et prouvés comme tels.

  • S’ils sont avérés, aucune protection politique ne doit faire obstacle à la justice.

Le parti affirme que la moralité publique et la crédibilité de l’État sont en jeu et que les Ivoiriens ont droit à la vérité.

Un enjeu politique majeur en Côte d’Ivoire

Au-delà de l’affaire internationale, cette déclaration s’inscrit dans le débat politique ivoirien sur la transparence, la gouvernance et la protection des institutions.

En insistant sur la protection des enfants, la moralité républicaine et le droit à l’information, le PDCI-RDA place le gouvernement face à une demande formelle d’éclaircissements.

Pour l’heure, les autorités ivoiriennes n’ont pas encore officiellement réagi à cette déclaration.

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