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La grande offensive contre l'orpaillage clandestin : gendarmerie en action, le gouvernement sort un numéro vert

La grande offensive contre l'orpaillage clandestin : gendarmerie en action, le gouvernement sort un numéro vert
Plus de 60 dragues détruites en 24 heures, des dizaines d'arrestations sur plusieurs fronts : la gendarmerie multiplie les raids contre l'orpaillage clandestin, qui pollue nos eaux et détruit nos terres, pendant que l'État active un nouveau numéro vert. « La lutte s'intensifie », résume le gouvernement.
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Face à un phénomène qui continue de gagner du terrain malgré des années de répression, l'État ivoirien change de stratégie. Il ne s'agit plus seulement d'envoyer la gendarmerie sur les sites clandestins, mais d'impliquer directement la population dans la traque. Une nouvelle campagne de signalement vient d'être lancée, au moment même où les forces de l'ordre enchaînent les opérations coup de poing sur plusieurs fronts à la fois.

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101 C'est le numéro que tout Ivoirien peut désormais composer pour dénoncer un site d'orpaillage clandestin, au même titre que le 07 03 94 47 48 ou la plateforme participationcitoyenne.gouv.ci. Portée par le ministère des Mines, du Pétrole et de l'Énergie, la campagne « Ne soyons pas complices par notre silence » mise sur un pari simple : et si la solution n'était pas seulement du côté de la gendarmerie, mais aussi du voisin qui ferme les yeux ? « L'orpaillage illégal détruit nos terres, pollue nos cours d'eau et menace la sécurité et les moyens de subsistance de nos communautés », martèle l'infographie diffusée ce mois-ci par le Centre d'information et de communication gouvernementale.

Une semaine d'offensive, de Soubré à Dabakala

La grande offensive contre l'orpaillage clandestin : gendarmerie en action, le gouvernement sort un numéro vert
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Le 17 août 2026, à Pierrekro, dans le département d'Issia, l'escadron mobile de Daloa et la brigade d'Issia ont interpellé 27 personnes soupçonnées d'exercice illégal de l'activité minière, tout en détruisant 15 concasseurs, 21 motopompes et plus d'un kilomètre de tuyaux de raccordement. Le lendemain, deux opérations distinctes ont visé les cours d'eau eux-mêmes : à Soubré, un détachement a détruit 10 dragues sur un affluent du fleuve Sassandra, non loin du barrage hydroélectrique de Gribo-Popoli, tandis qu'à Dabakala, une autre unité mettait hors d'usage 56 dragues sur le fleuve Comoé, dans le secteur de Bassawa. Au total, plus de 60 dragues polluant les fleuves Sassandra et Comoé ont ainsi été neutralisées en l'espace de 24 heures.

Ce déploiement vient s'ajouter à un bilan déjà copieux depuis janvier : sur les sept premiers mois de 2026, la gendarmerie nationale a procédé au déguerpissement de 1 114 sites d'orpaillage illégal, à la faveur de 953 opérations, avec 1 531 personnes interpellées.

La grande offensive contre l'orpaillage clandestin : gendarmerie en action, le gouvernement sort un numéro vert

Un dispositif à deux vitesses

D'un côté, la répression continue de frapper fort et vite, comme l'illustre cette semaine chargée. De l'autre, l'État parie désormais sur la vigilance de chaque citoyen pour repérer ce que les gendarmes ne peuvent pas voir partout à la fois. Le numéro vert et la plateforme de signalement ne remplacent pas les opérations de terrain, mais viennent les compléter, dans un pays où les sites clandestins, souvent visibles à l'œil nu, prospèrent aussi grâce au silence de leur voisinage immédiat.

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Un site suspect près de chez vous ? Le réflexe est désormais simple : 101, 07 03 94 47 48, ou un signalement en ligne sur participationcitoyenne.gouv.ci.

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