La justice ordonne la suspension immédiate de “Coup du Marteau” et sanctionne Tam Sir
À l’origine du conflit : une œuvre exploitée par un seul bénéficiaire
Tout part d’une collaboration artistique qui tourne au vinaigre. Selon les éléments du dossier, Tam Sir a déclaré l’œuvre « Coup du Marteau » en son seul nom, devenant ainsi l’unique bénéficiaire des revenus générés par son exploitation. De leur côté, les membres de Team Paiya, groupe actif de la scène musicale ivoirienne, affirment avoir pris part à la création, à l’enregistrement, à l’interprétation, à la promotion du titre, ainsi qu’à son exécution scénique, visibles notamment dans le clip officiel. Pourtant, ils soutiennent n’avoir perçu aucune rémunération ni redevance depuis la mise en circulation du morceau. Selon eux, Tam Sir se serait déclaré auteur et compositeur exclusif auprès du BURIDA, encaissant seul les royalties issues des streams, des téléchargements et des droits voisins. Une situation qui a progressivement cristallisé les tensions autour de la paternité de l’œuvre et du partage des revenus, les demandeurs dénonçant une « injustice manifeste ».
Une collaboration artistique contestée
Team Paiya revendique une contribution artistique directe au projet, notamment à travers :
la présence sur le titre,
l’exécution vocale et scénique,
la participation aux performances publiques,
l’apparition dans le clip officiel.
De leur point de vue, l’exploitation de Coup du Marteau sans reconnaissance financière de cette contribution constitue une exclusion injustifiée du partage des revenus.
De son côté, Tam Sir a soutenu ne pas être tenu à une redistribution, faisant valoir son rôle dans la conception et la déclaration de l’œuvre, ainsi que l’existence d’une structure d’édition distincte.
Les conséquences immédiates : arrêt de la diffusion
À la suite de ce différend, une mesure de suspension immédiate a été ordonnée concernant le titre Coup du Marteau.
La décision impose :
l’arrêt total de la diffusion du morceau ;
sur tous les supports audio et vidéo ;
sur l’ensemble du territoire ivoirien.
Cette suspension vise à geler l’exploitation commerciale de l’œuvre jusqu’à ce que le différend principal soit tranché.
Une sanction financière en cas de non-respect
La mesure est assortie d’une astreinte de 100 000 FCFA par jour de retard en cas de non-exécution de la suspension, à compter de la notification de la décision.
La mise en œuvre de cette suspension incombe à Tam Sir, à ses frais.
Une affaire toujours en cours
La suspension de Coup du Marteau n’épuise pas le litige.
Les questions essentielles demeurent ouvertes, notamment :
la reconnaissance des contributions artistiques respectives ;
la qualification de la collaboration ;
la répartition des revenus générés par l’exploitation passée et future de l’œuvre.
Ces points feront l’objet d’un examen ultérieur dans la procédure principale.