Les réseaux sociaux peuvent propulser une carrière… mais aussi exposer à de lourdes responsabilités. L’influenceuse ivoirienne Yeelen Virginie Kouamé, plus connue sous le nom de Maabio, est convoquée à la DGTTC suite à la diffusion d’une vidéo la montrant en situation de conduite imprudente. Selon les autorités du Ministère des Transports, les images attesteraient d’une violation du décret n°2013-711 du 18 octobre 2013, qui interdit formellement l’usage du téléphone portable au volant.
Au-delà de l’infraction, c’est l’impact de ce geste sur ses nombreux abonnés qui inquiète les autorités, déterminées à lutter contre l’incivisme sur les routes ivoiriennes.
Convoquée en urgence
La DGTTC a officiellement convoqué Maa Bio pour une séance de travail le mercredi 11 février 2026 à 15 heures, au Plateau, tour E, 16ᵉ étage.
Cette convocation émane du Secrétariat de la Commission spéciale de suspension et de retrait du permis de conduire, à la suite de la circulation massive de la vidéo sur les réseaux sociaux. Les autorités insistent sur la présence physique obligatoire de l’influenceuse, compte tenu de l’importance de l’ordre du jour et des sanctions potentielles encourues.
Violation flagrante de la loi
Les faits reprochés constituent une violation manifeste du Décret n°2013-711 du 18 octobre 2013, qui interdit strictement l’usage du téléphone portable ou de tout autre moyen de communication en situation de conduite automobile en Côte d’Ivoire.
Selon la DGTTC, ce type de comportement expose non seulement le conducteur, mais aussi les autres usagers de la route, et peut mener à des mesures sévères, dont la suspension ou le retrait du permis de conduire.
Pas un cas isolé chez les stars
Maa Bio n’est pas la première personnalité publique à être rattrapée par la rigueur de la loi. En juin 2025, l’artiste Elow’n avait écopé d’une suspension de permis d’un an après la diffusion d’une vidéo similaire le montrant en infraction au volant, une information rapportée par RTI Info.
De leur côté, Black M et Emmanuella Keïta ont également été entendus par la DGTTC pour des faits comparables.
Ces précédents traduisent la volonté des autorités ivoiriennes d’appliquer les règles de manière équitable, sans distinction de statut ou de notoriété.
Les autorités rappellent que l’usage du téléphone portable au volant multiplie par trois le risque d’accident. Dans un pays où la sécurité routière est érigée en priorité nationale, cette nouvelle affaire s’inscrit pleinement dans une politique de « tolérance zéro » engagée par le gouvernement ivoirien contre les comportements dangereux sur les routes.
À travers cette convocation, le message est clair : la notoriété n’accorde aucune immunité, et chaque citoyen, célèbre ou non, est tenu de respecter le Code de la route.